• harleymckenson

Centrafrique : l’immobilier, un marché en devenir qui peut rapporter gros


Même si ce secteur n’en est encore qu’à ses prémices, la faiblesse de l’offre pourrait offrir de belles perspectives aux entrepreneurs et aux porteurs de projet.

(Source : Forbes Afrique)

Lors des tensions politico-religieuses qui ont secoué la Centrafrique, les diverses violations du droit au logement ainsi que le saccage de maisons et de bureaux, perpétrés par les milices armées, ont conduit les habitants à se réfugier dans des églises ou solliciter un hébergement dans des familles d’accueil. A cela il faut ajouter la destruction d’édifices publics et, surtout, la dégradation des bureaux et des rares usines exerçant dans des conditions qui ont par ailleurs gravement compromis la qualité des produits et des services écoulés sur le marché.

Des besoins dramatiques

La réalité du secteur de l’immobilier était déjà déplorable bien avant cette crise intercommunautaire, avec des besoins estimés à 500 000 selon un organisme rattaché à l’ONU. Une personne sur cinq, menacée dans son intégrité physique lors des différents conflits meurtriers survenus dans le pays, a été contrainte d’abandonner son domicile, et une grande majorité des unités de production y ont été détruites. Aujourd’hui, près d’1 million de Centrafricains sont sans logement et la violence qui a sévi dans cet Etat a entraîné la fermeture de nombreuses sociétés, stoppant ainsi toute initiative relative à la promotion immobilière massive de bureaux.

C’est en se fondant sur ce constat dramatique que l’on peut affirmer l’existence d’un marché immobilier très porteur dans une Centrafrique en voie de pacification ; marché qui permettrait en outre de dynamiser un secteur du ciment caractérisé par la présence d’un nombre infime d’acteurs en situation de quasi-monopole.

Lire aussi : Centrafrique : six secteurs porteurs en 2016