RCEP, la nouvelle zone de libre-échange Asie-Pacifique qui va faire basculer le monde

Dernière mise à jour : il y a 15 heures


Quinze pays d’Asie et du Pacifique ont formalisé la naissance du RCEP (Regional Comprehensive Economic Partnership), le plus grand accord de libre-échange qui est entré en vigueur le 1er janvier 2022.

"Unlocking RCEP for Business" : Tel a été l’intitulé du webinaire organisé par le secrétariat de l’ASEAN, décliné en deux volets qui se sont tenus respectivement les 26 Juillet et 7 Octobre dernier, auxquels ont participé des experts venant d'organismes internationaux et régionaux, ainsi que des professeurs d'université et des chefs d’entreprise.

Le webzine CEO Afrique, qui a visionné cet e-conférence, a décidé de donner un coup de projecteur sur les objectifs de cette méga-zone de libre-libre-échange, sur la base des témoignages des panélistes.




Signé à Hanoï le 15 novembre 2020, le RCEP [ Regional Comprehensive Economic Partnership : Partenariat économique Régional Global, NDLR ] a jeté les bases d'une communauté économique composée de plusieurs pays d’Asie et du Pacifique, constituant la plus grande zone de libre-échange au monde, au sein de laquelle figurent 10 pays membres de l'ASEAN (Association of Southeast Asian Nations) — la Birmanie , le Brunei, le Cambodge, l’Indonésie, le Laos, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande, le Vietnam — , ainsi que l’Australie, la Chine, la Corée du Sud, le Japon et la Nouvelle-Zélande. Cet ensemble totalise, à l’heure actuelle, 26 200 milliards de dollars en termes de richesse économique, soit soit environ 30 % du PIB mondial.


« D’après une enquête réalisée par une organisation du secteur privé, 81% des répondants avaient estimé, auparavant, qu’il existait des obstacles importants au commerce à travers la zone de l'ASEAN, étant décrits comme des facteurs susceptibles d’impacter significativement le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement dans cette sous-région. Les sondés nourrissaient donc leur inquiétude au sujet de la complexité des procédures douanières, de l’absence de normes d’harmonisation et des barrières tarifaires élevées. L’adoption de cet accord RCEP n'aurait pas pu arriver à un moment plus opportun, dans ce contexte actuel de crise sanitaire mondiale où les entreprises éprouvent énormément de difficultés [ ... ]. Les États de l’ASEAN ne se contentent plus d’être uniquement des pays d’importation ; ils se sont aussi érigés en centres d’approvisionnement et en marchés finaux, se réjouit Raymond Yee, vice-président des affaires douanières et réglementaires pour DHL, couvrant la Zone Asie-Pacifique (hors Chine). À titre d’exemple, beaucoup de nos gros clients opèrent dans le secteur de la téléphonie mobile. Nous avons pu constater que leurs approvisionnements s’effectuent en provenance de chaînes de valeur régionales situées dans le nouvel espace économique que représente le RCEP ».

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