Secteurs et marchés porteurs en Côte d’Ivoire : les tendances les plus prometteuses
Dernière mise à jour : 5 oct.
La Côte d'Ivoire se profile comme un acteur économique clé en Afrique de l'Ouest, captant l'intérêt des investisseurs étrangers. L'une des préoccupations principales de ces derniers réside dans l'identification des secteurs à fort potentiel de rendement, à la fois à court et à moyen terme. La dynamique économique étant constamment en évolution, la question cruciale demeure : quels secteurs façonneront l'année 2024 sur le front des opportunités d'investissement ? Les éclairages pertinents d'experts, partagés lors du webinaire intitulé "Point d'Actualité : Faut-il s’intéresser au marché ivoirien en 2024 ?", organisé le 1er Décembre par le Comité d'Échanges Afrique-France (CEAF) — une entité créée par la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France (CCI Paris Île-de-France) — explorent les tendances transformantes de l’économie ivoirienne, offrant un aperçu éclairant pour les investisseurs avertis. Un événement auquel le webzine CEO Afrique a assisté en distanciel.

Abidjan, capitale économique de la Côte d'Ivoire
C'est sans doute un lieu commun d'écrire que l'économie ivoirienne demeure dynamique. En effet, la Côte d'Ivoire bénéficie d'un positionnement stratégique dans les dynamiques de croissance sur le continent. Ses fondements économiques robustes, conjugués à des taux de croissance exceptionnels enregistrés au fil des dernières années, illustrent parfaitement l'accélération du développement de ce pays qui soulignent son attractivité croissante pour les investisseurs internationaux. Ce qu’atteste Amaury Pourkier, directeur général de la Chambre de Commerce et d'Industrie France-Côte d'Ivoire (CCIFCI) : « Pendant les 6 ou 7 dernières années, les taux de croissance ont régulièrement dépassé les 7% . Même durant la période marquée par la pandémie en 2020, a croissance est demeurée positive, atteignant les 2% » .
Cette stabilité fournit le socle sur lequel reposent de vastes opportunités au sein de divers secteurs qui se caractérisent par une croissance économique remarquable et une demande constante des consommateurs. La Côte d'Ivoire des secteurs porteurs se distingue ainsi par la diversité des domaines offrant des perspectives de développement et d'investissement particulièrement prometteuses. Dans ce contexte, investir dans ces secteurs dynamiques ouvre de nouvelles perspectives économiques prometteuses.
Parmi les secteurs appelés à jouer un rôle déterminant dans la trajectoire économique ivoirienne, les infrastructures de transport occupent une place singulière. Routes, ponts, rail, transports collectifs, plateformes aéroportuaires et mobilité lagunaire constituent désormais plus qu’un ensemble d’équipements : ils forment une infrastructure de compétitivité, capable de réduire les coûts logistiques et d’améliorer la productivité urbaine.
À Abidjan, cette dynamique prend une dimension particulière. La capitale économique concentre une part majeure des échanges, des emplois et des investissements, mais elle est également confrontée à une congestion routière devenue structurelle. Dans ce contexte, les projets de mobilité urbaine apparaissent comme un levier de transformation économique autant qu’un enjeu de qualité de vie. « Les opportunités prédominantes se présentent avant tout dans le cadre de projets de développement urbain, englobant la construction de ponts, de routes, ainsi que le vaste projet de métro d'Abidjan » précise Jean César Lammert, directeur du bureau Business France pour l’Afrique de l’Ouest. Le métro d’Abidjan s’impose comme l’un des projets emblématiques de cette nouvelle phase d’aménagement. Sa vocation dépasse la création d’une ligne : il doit renforcer l’intermodalité, fluidifier les déplacements domicile-travail et réorganiser les flux autour d’un réseau plus capacitaire. En répondant aux embouteillages endémiques, le projet cherche aussi à limiter les pertes de temps, les surcoûts liés aux déplacements et les externalités négatives de la congestion, ces perturbations étant estimées à environ trois points de PIB pour la ville.
Cette politique d’équipement illustre la Côte d’Ivoire des secteurs stratégiques, où la modernisation des infrastructures accompagne la montée en puissance de l’économie nationale. Le métro constitue également un exemple de coopération internationale, associant la Côte d’Ivoire, la France et la Corée du Sud. L’enjeu porte aussi sur le transfert de compétences, l’ingénierie, la maîtrise d’ouvrage, la signalisation, la maintenance et la constitution d’un écosystème local.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à ceoafrique.com pour continuer à lire ce post exclusif.




