De l’or artisanal à l’actif digital : les nouvelles ambitions du secteur minier en Afrique
- Harley McKenson-Kenguéléwa

- 11 avr.
- 23 min de lecture
Le secteur minier africain entre dans une phase de recomposition stratégique. l’or artisanal, longtemps cantonné à l’économie informelle, devient progressivement un actif traçable, digitalisé et adossé à des instruments financiers innovants. Entre blockchain, tokenisation des ressources naturelles, partenariats public-privé et impératifs de développement durable, se dessine une nouvelle grammaire de la valeur minière, reposant autant sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement que sur la transformation des matières premières en produits financiers hybrides, capables d’attirer capitaux internationaux et financement d’infrastructures locales. Dans ce contexte, le site d’actualités économiques CEO Afrique propose un décryptage approfondi pour une meilleure compréhension des enjeux.

Crédit photo : ©CEO Afrique / ©Harley McKenson-Kenguéléwa
« L’orpaillage artisanal ressemble parfois davantage à un champ de mines qu’à une mine organisée ». C’est par cette image brute, presque dérangeante, que l’expert géologue Rémi Bosc, président d'Arethuse Geologyl, a choisi de résumer l’un des paradoxes les plus sensibles de l’industrie extractive en Afrique, au cours de la dernière édition du "Forum Investir en Afrique". Derrière la formule, c’est tout un système qui est interrogé : celui d’une exploitation minière encore largement dominée par l’informel, où l’extraction de l’or et d’autres minerais stratégiques se fait souvent dans des conditions précaires, peu sécurisées, aux impacts environnementaux et sociaux considérables.
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