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Start-up : Le Pitch ou l'Art de Convaincre des Investisseurs

26 avr. 2014
65 min de lecture

Dernière mise à jour : 2 sept.


Comment convaincre des business angels en un laps de temps court pour financer sa start-up ou sa PME ? CEO Afrique revient sur les bonnes pratiques du pitch et les enjeux clés de la communication entrepreneuriale afin d’aider les porteurs de projets à mieux comprendre les mécanismes de financement.

Crédit photo : ©CEO Afrique / Harley McKenson-Kenguéléwa

Lever des fonds ne consiste pas simplement à présenter une bonne idée devant quelques investisseurs et à espérer qu'ils décident, à l'issue de quelques minutes, de financer votre entreprise. Pour une start-up, le Pitch constitue avant tout un exercice de conviction au cours duquel l'entrepreneur doit démontrer, avec clarté et précision, qu'il a identifié un problème suffisamment important, qu'il apporte une réponse pertinente et qu'il dispose d'une équipe capable de transformer cette opportunité en une entreprise durable et rentable.


Cette exigence est devenue encore plus forte dans un environnement entrepreneurial africain qui s'est profondément transformé au cours de la dernière décennie. L'essor des écosystèmes technologiques de Lagos à Nairobi, de Johannesburg au Caire, en passant par Abidjan, Dakar, Casablanca ou Kigali, a fait émerger une nouvelle génération de start-up capables de s'adresser simultanément à plusieurs marchés du continent et, pour certaines d'entre elles, à des clients internationaux. Dans le même temps, les investisseurs sont devenus plus attentifs à la qualité de l'exécution, à la traction commerciale, à l'économie du modèle, à la gouvernance et à la capacité des fondateurs à utiliser efficacement le capital qui leur est confié.


Le contexte du financement a lui aussi changé. Après plusieurs années de croissance rapide, le capital-risque africain connaît désormais une phase dans laquelle les investisseurs se montrent davantage sélectifs. En 2025, les start-up technologiques africaines ont attiré 4,1 milliards de dollars de financements, selon Partech, mais cette progression a été largement portée par la dette ; les investissements en fonds propres (equity) ont atteint 2,4 milliards de dollars. Le marché demeure donc porteur, mais l'accès au capital ne peut plus être considéré comme automatique.

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