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De l’information à l’influence : la nouvelle guerre invisible

Dernière mise à jour : il y a 7 jours


À l’heure où l’information circule à une vitesse inédite, une transformation silencieuse mais profonde redéfinit les équilibres de puissance à l’échelle mondiale. Derrière l’apparente fluidité des flux médiatiques se joue une recomposition stratégique majeure : celle du passage de l’information à l’influence. Qui sont les acteurs de cette nouvelle guerre invisible ? États, plateformes technologiques, médias, réseaux informels — tous participent, à des degrés divers, à une compétition globale où la maîtrise des récits, des perceptions et des émotions devient un levier décisif. De ses racines historiques — des premières manipulations orchestrées aux stratégies sophistiquées de la guerre froide — jusqu’à ses mutations contemporaines dans un environnement numérique saturé, la désinformation s’impose désormais comme un instrument structurant des relations internationales. Comment expliquer cette montée en puissance ? Par la convergence de plusieurs dynamiques : hybridation des conflits, révolution technologique portée par l’intelligence artificielle, fragilisation des écosystèmes médiatiques et exposition accrue des sociétés à une tension informationnelle permanente. Entre stratégies étatiques différenciées — de la centralisation russe au modèle chinois de contrôle, en passant par les vulnérabilités d’un espace informationnel ouvert comme celui des États-Unis — et réponses émergentes des institutions, des médias et de la société civile, le site d’actualité économique CEO Afrique propose une lecture globale, pédagogique et documentée des nouveaux champs de bataille invisibles. Car au-delà des faits, c’est désormais la perception du réel qui est disputée.


Crédit photo : ©CEO Afrique / ©Harley McKenson-Kenguéléwa


« Le champ informationnel est aujourd’hui un véritable espace de confrontation. Il faut en avoir conscience : nous sommes confrontés à des attaques informationnelles multiples et tous azimuts, de nature très diverse, allant de l’absurde jusqu’à des sujets beaucoup plus graves » Le constat posé par Boris Laurent —  manager conseil chez Sopra Steria Next, historien, et officier au sein de la réserve opérationnelle prochainement rattaché au Commandement du Combat Futur  — au cours d’une conférence-débat organisée par l’IRIS —  donne immédiatement le ton. Loin d’être anecdotique, la circulation de l’information s’inscrit désormais dans un rapport de force permanent, où se mêlent désinformation, manipulation de l’opinion, opérations d’influence et stratégies de déstabilisation. Derrière cette formule, une réalité plus profonde se dessine : l’information n’est plus seulement un vecteur de connaissance, mais un levier d’action, un outil de pouvoir, capable d’influer sur les perceptions, d’orienter les comportements et, in fine, de fragiliser les équilibres démocratiques.

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