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L’Éthiopie en quête d'attractivité économique : opportunités et défis

Dernière mise à jour : 8 mai


Malgré les défis récents, qu'ils soient d'ordre politique, sécuritaire, ou sanitaire, l’Éthiopie maintient des fondamentaux économiques solides susceptibles de capter l'attention des investisseurs étrangers. En effet, pénétrer le marché éthiopien nécessite une préparation minutieuse et une compréhension approfondie des risques potentiels, mais le jeu en vaut certainement la chandelle dans ce pays en pleine mutation. Lors d’un webinaire intitulé "Point d’actualité sur l’environnement des affaires en Éthiopie : faut-il s’intéresser au marché éthiopien ?" — organisé le 19 Septembre dernier par le Comité d'Échanges Afrique-France (CEAF), une entité créée par la Chambre de commerce et d'industrie de région Paris - Île-de-France (CCI Paris Île-de-France) — , un panel d’experts a mis en exergue la conjoncture économique actuelle, marquée par des tensions intérieures et les fragilités structurelles de l’économie éthiopienne, tout en gardant à l’esprit les atouts et les opportunités exceptionnelles que cet État situé dans la corne de l’Afrique offre aux investisseurs potentiels. Un événement auquel le webzine CEO Afrique a assisté en distanciel, en vue décrypter et mieux appréhender la situation de l'Éthiopie et l'environnement des affaires, afin d'investir de manière efficiente dans ce pays.


L’Éthiopie en quête d'attractivité économique : opportunités et défis

Addis-Abeba, capitale de l' Éthiopie



« L'Éthiopie est un pays à la fois fascinant et complexe, caractérisé par un potentiel considérable constamment présent, malgré les défis internes qui perdurent. Il est en perpétuelle effervescence, mais des signes de réglementation se dessinent clairement. Cette nation affiche une ouverture réelle envers le monde des affaires, et le gouvernement manifeste une réelle volonté de développer le secteur privé, une perspective qui était auparavant moins évidente. Certes, des problèmes internes subsistent, mais il est difficile d'ignorer l'Éthiopie lorsque l'on envisage d'explorer le potentiel de l'Afrique, d'autant plus qu'elle se classe comme le deuxième pays le plus peuplé du continent. Les opportunités sont là, mais elles requièrent une attention particulière. Des bases sont mises en place, des actions sont à entreprendre ». Ce discours porteur d'optimisme prononcé par Olivier Poujade, co-fondateur & directeur général d’East Africa Gate (EAGate), lors du récent webinaire intitulé "Point d’actualité sur l’environnement des affaires en Éthiopie : Faut-il s'intéresser au marché Éthiopien ?" tenu le 19 septembre dernier, a visé à rassurer les esprits et à dissiper les doutes qui peuvent entourer la réelle attractivité de ce pays en pleine mutation.


En effet, l'Éthiopie a été saluée pour sa croissance économique impressionnante ces dernières années, notamment sur la période sur la période 2010-2019, avec un taux de croissance moyen de près de 10 % par an, étant donc considéré comme l'une des économies les plus dynamiques d'Afrique. Mais force est de constater que les embûches restent nombreuses. La première d'entre elles est la situation sécuritaire. Ce pays phare de la Corne de l'Afrique se trouve actuellement dans une période tumultueuse, marquée par le conflit en cours dans la région du Tigré qui oppose le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) aux forces gouvernementales éthiopiennes (ENDF) et aux Forces spéciales Amhara. Cette situation a engendré une instabilité politique significative ayant des répercussions sur l'ensemble du pays, avec des déplacements massifs de population, des perturbations économiques et des défis humanitaires majeurs, ce qui pourrait avoir un impact important sur la perception des investisseurs quant à la stabilité de cet État d’Afrique de l’Est, et de ce fait, influencer les décisions d'investissement.


Deuxième constatation, « L'Éthiopie se trouve actuellement confrontée à des défis structurels de grande envergure, parmi lesquels se distingue en particulier une pénurie chronique de devises. De plus, le secteur touristique, qui constituait autrefois une source significative de revenus en devises, est également fragilisé par les développements en cours dans le nord du pays. Cette conjonction de facteurs a considérablement compliqué la situation économique, marqué par une pénurie de devises préoccupante » pointe Mourad Chouiqa, responsable régional "Afrique de l'Est, Australe et Océan Indien" chez Bpifrance.

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