• Jacques Leroueil

Le Rwanda Development Board, institution clé de l’attractivité rwandaise

Mis à jour : mai 17


Salué pour son climat des affaires, le pays des Mille Collines a fait le pari de l’innovation et de l’esprit d’entreprise pour devenir une destination d’investissement incontournable sur le continent. Une ambition mise en partition par une institution clé, le Rwanda Development Board.

Le Rwanda Development Board, institution clé de l’attractivité rwandaise

Siège du Rwanda Development Board, à Kigali

Dans la nouvelle zone économique spéciale de Kigali, à dix kilomètres à l’est de la capitale rwandaise, le chantier du futur campus africain de la Carnegie Mellon University avance à un rythme soutenu et devrait être livré dans le courant du premier semestre 2018. L’antenne kigaloise de l’université américaine aura alors pour voisin le prestigieux Institut africain des sciences mathématiques, situé non loin de là. Deux institutions qui font partie intégrante de " l’Innovation City " de Kigali, un projet de Silicon Valley rwandaise, lancé en mai 2016, et dont l’objectif affiché est de devenir le laboratoire africain des multinationales high-tech. Rien de moins. Dans la compétition planétaire qui se joue entre nations pour attirer talents et capitaux, le " petit " Rwanda a assurément de " grandes " ambitions. Pour y parvenir, les autorités ont mis en place une institution clé pour faire du pays l’une des nations africaines les plus attractives pour l’accueil des investisseurs internationaux : le Rwanda Development Board (RDB), l’agence nationale en charge de la promotion des investissements.

Au guichet unique d’enregistrement des entreprises à Kigali, où l’inscription d’une nouvelle société se fait en l’espace d’une journée, tout est fait pour simplifier les différentes procédures : fourniture de licences commerciales, certificats d’investissement, permis de construction, accès à l’eau et à l’électricité…

« Ici, les seuls documents qui m’ont été demandés sont mes papiers d’identité et le nom de mon entreprise », explique Azhar Ali, un opérateur pakistanais installé au Rwanda depuis 2015, qui loue par ailleurs « le niveau d’imposition raisonnable (7 % pour les investisseurs étrangers, dans certaines conditions), la faible corruption et l’excellent réseau routier du pays ».

L’agence nationale annonce du reste clairement la couleur sur son site lorsque celle-ci dit vouloir « transformer le Rwanda en un centre global dynamique pour les affaires, l’investissement et l’innovation ».


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