• Harley McKenson-Kenguéléwa

Que valent les agences africaines pour la promotion des investissements ?

Mis à jour : mai 16

Un peu partout en Afrique, des agences nationales pour la promotion des investissements ont vu le jour pour renforcer l’attractivité des pays concernés. Une intention louable mais quel est le bilan de ces structures étatiques ?

(Source : Forbes Afrique)
Que valent les agences africaines pour la promotion des investissements ?

Destinées à attirer les investisseurs, notamment internationaux, les agences pour la promotion des investissements (API) font de plus en plus partie de l’arsenal économique mis en place par les états africains. Une démarche estimable quand on sait que nombre de pays du continent ont encore souvent un environnement peu propice aux affaires.

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Le rapport Doing Business 2017, établi par la Banque mondiale, relève ainsi que quatre des cinq économies les moins accueillantes du monde sont africaines (Somalie, Erythrée, Libye, Soudan du Sud). Quant aux nations du continent les plus avancés en la matière (Maurice, Rwanda, Maroc, Botswana), aucune ne figure dans le TOP 40 mondial. Un constat sans complaisance qui rappelle encore un peu plus la nécessité de changer la donne au moyen d’outils étatiques appropriés. Mais au-delà des effets de manche et des bonnes intentions affichées par les pouvoirs publics, les résultats obtenus demeurent souvent en deçà des attentes.

Faiblesses

Les API en Afrique, particulièrement dans la sphère francophone, semblent s’emmêler les pinceaux entre leur vocation principale, qui est de promouvoir leurs villes, leurs régions ou leur pays auprès des investisseurs étrangers, et les

" guichets uniques " qui se limitent au cadre strict de la création d'entreprises. Plusieurs déclarations et des rapports rendus publics permettent de tirer la conclusion selon laquelle les instances dirigeantes de ces structures se penchent davantage sur les problématiques liées aux stratégies de simplification administrative pour la création d’entreprises, plutôt que de s’intéresser aux études de marché et de faisabilité pour faciliter l’accueil, l’orientation et l’encadrement des investisseurs .

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