• harleymckenson

Le Maroc, champion africain pour les investissements directs étrangers


Le Maroc s’affirme comme une terre d’accueil africaine de tout premier ordre pour les investissements directs étrangers. Toutefois, il n’en reste pas moins que le royaume attire moins d’IDE que l’on pourrait s’y attendre au regard de la multitude de possibilités d’investissement qu’il recèle. Lors d'une conférence co-organisée par Forum Horizons Maroc et AMGE-Caravane" le 3 février 2019 à la Grande Arche de la défense , Othman El Ferdaous, secrétaire d’État marocain chargé de l’Investissement, Marc Teyssier d'Orfeuil, directeur de l’agence de lobbying "Com'Publics", et Abdou Diop, directeur associé du cabinet "Mazars Audit et Conseil", ont analysé les obstacles susceptibles de freiner l’investissement et envisager des solutions pour éliminer ou contourner ces barrières.

Casablanca, capitale économique du Maroc . - Crédits : ©Office Tourisme Maroc

Le Maroc est perçu par les investisseurs comme un territoire propice au développement de projets entrepreneuriaux et industriels. Le Royaume se révèle en effet le premier en Afrique pour le nombre d’investissement principalement dans la banque, le tourisme, les infrastructures, l’énergie, le secteur manufacturier, à en croire l’édition 2018 de l’Africa Investment Index, avec des IDE estimés à de 2,5 milliards de dollars d'IDE en 2017.

Le Maroc : pays émergent ou "marché frontière" ?

Il n’existe aucune définition officielle de l’expression " pays émergents " . Selon certaines sources, il fait référence à des pays en développement qui ne font plus partie des pays les moins avancés (PMA), avec des opportunités d'investissement attrayantes et une croissance économique forte, sans pour autant atteindre un niveau de développement comparable à celui des pays du Nord. A ce titre, une étude du cabinet Atradius a hissé le Maroc dans le top 5 des « marchés émergents les plus prometteurs en 2019 » . Un palmarès que l’économiste Joël Ruet pourrait contester vigoureusement si l’on se réfère à son ouvrage " Des capitalismes non alignés; les pays émergents, ou la nouvelle relation industrielle du monde, Raisons d’Agir ", dans lequel il établit sa propre classification et considère que les acteurs économiques au sein de ces États doivent « dépassé un seuil minimum dans le processus d’accumulation industrielle, technologique, sociale, et qui ont en général constitué des filières économiques au-delà d’une certaine taille critique qui assure leur diversité, leur propre reproduction et évolution (…) ».

Le Maroc n’est ni un pays sous-développé, ni tout à fait un pays développé.