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Kenya : entre inflation et pression fiscale, les ménages pris en étau


Le Kenya donne aujourd’hui l’image d’une économie relativement bien plus stable qu’il y a quelques années : la croissance a accéléré à 5,3 % au premier trimestre 2026 et l’inflation s’est maintenue à 6,4 % en juin. Pourtant, derrière ces chiffres rassurants, le budget des ménages reste sous tension. Alimentation, transport, logement, prélèvements sur les salaires et coût du financement se conjuguent alors que Nairobi poursuit une consolidation budgétaire devenue incontournable face à une dette publique élevée. Avec la Finance Act 2026 et de nouvelles mesures destinées à élargir l’assiette fiscale, le Kenya est confronté à un dilemme délicat : comment restaurer les finances publiques sans étouffer le revenu disponible et la consommation des ménages ?


Nairobi, capitale du Kenya


Le contraste est saisissant. Au premier trimestre 2026, le produit intérieur brut réel du Kenya a progressé de 5,3 % sur un an, contre 4,9 % un an auparavant, selon la Kenya National Bureau of Statistics (KNBS). La plupart des secteurs ont contribué à cette accélération : l'hébergement et la restauration ont progressé de 14,7 %, les activités minières de 9,1 %, la construction de 6,6 %, les services financiers et d'assurance de 6,3 %, tandis que l'agriculture avançait de 4,9 %. 

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