• harleymckenson

Coopération Afrique-Europe : Un avenir placé sous le signe de l'innovation technologique

Dernière mise à jour : 11 janv.


Pour permettre à l’Afrique de lutter à armes égales avec le reste du monde en matière de science, de technologie et d’innovation, une solution s’impose : miser sur la coopération et la collaboration avec l’Europe. C'est ce qui en est ressorti, au cours de la conférence finale du "Partenariat Afrique-Europe pour l’Innovation".




« Le programme pilote AEIP a montré que la coopération entre les acteurs de l'innovation en Afrique et en Europe a un grand potentiel et peut être mutuellement bénéfique pour les citoyens, les chercheurs et les entrepreneurs » . Ces mots d’introduction, prononcés par Mariya Gabriel, commissaire européenne à l'Innovation, la Recherche, la Culture, l’Éducation & la Jeunesse, s’inscrivent dans le droit fil conducteur de la conférence finale du "Partenariat Afrique-Europe pour l’Innovation" [ AEIP : Africa - Europe Innovation Partnership, NDLR ] qui s’est tenue en ligne les 29 et 30 juin derniers, modérée par le journaliste Chris Burns.


Nul ne conteste le fait qu’un bon nombre d’écosystèmes Tech d'Afrique soient en pleine ébullition. On décèle de belles innovations aux quatre coins du continent, avec des pôles d’excellence concentrés, pour la plupart d’entre eux, en Afrique du Sud, en Égypte, au Nigeria et au Kenya, voire au Ghana, eu égard aux levées de fonds qui y ont été effectuées.


« Les levées de fonds opérées par les entreprises technologiques africaines ont accéléré la dynamique des écosystèmes Tech du continent, passant de 185 millions de dollars à 701,46 millions de dollars sur la période 2015-2020 » observe Samir Abdelkrim, fondateur du sommet dédié à l’innovation "Emerging Valley" (et membre groupe consultatif sur la coopération Afrique-Europe en matière de recherche et d’innovation), s’appuyant sur les données issues de l"African Tech Startups Funding Report 2020" publiées par Dirupt Africa.


Cependant, force est de constater que l’Afrique est complètement absente dans la course technologique planétaire dans laquelle se livrent avec acharnement les États-Unis, la Chine, le Japon, la Corée du Sud et d’autres puissances économiques émergentes. En effet, aucune entreprise africaine ne fait partie intégrante du Top 100 des firmes technologiques au monde (si l’on en croit le classement établi par l’agence Thomson Reuters). Idem en ce qui concerne les pays qui investissent le plus dans la Recherche & Développement. Certes, l’Afrique du Sud semble tenir le haut du pavé sur le continent avec 0,73 % du PIB consacré à la R&D, selon la base de données de la Banque mondiale. Mais cette nation se situe très loin derrière d’autres États perçus comme des pays modèles en terme de DIRD, comme la Corée du Sud (4,29%), Israël (4,11%), le Japon (3,58%), l'Allemagne (2,9%), et les États-Unis (2,73%). Quant aux laboratoires de recherche académiques et les publications scientifiques, leur nombre demeure très insuffisant sur l'ensemble du continent africain.