• Harley McKensonKenguéléwa

Diaspora centrafricaine, l'ultime recours ?

Dernière mise à jour : sept. 7


La communauté centrafricaine résidant à l’étranger peut constituer un puissant levier de croissance, sous réserve que l’État prenne sa part de responsabilité dans la facilitation du retour au pays.

(Source Forbes Afrique)

Bien conscient des conséquences des différents conflits qui ont secoué la Centrafrique pendant des décennies, le nouveau président, Faustin-Archange Touadéra, a entrepris de lancer une série de chantiers titanesques. Bien entendu, la restauration de l’ordre public et la tenue d’une réconciliation nationale constituent les toutes premières priorités. Mais le chef de l’État a également un autre gros dossier en ligne de mire : la reconstruction d’une économie en piteux état qui, en réalité, n’a jamais pris son envol depuis l’indépendance du pays en 1960. D’autant plus que les rares entreprises locales à avoir survécu aux diverses crises politico-militaires ont vu leur matériel pillé ou détruit. Ce redressement ne se fera pas du jour au lendemain. Dans cette perspective, Faustin-Archange Touadéra ne peut ignorer les membres de la diaspora, mieux formés et plus expérimentés, qu’il pourrait associer à sa mission, en raison de la défaillance totale du système éducatif centrafricain qui ne parvient plus à produire les élites de demain. Les grèves à répétition des enseignants et les conflits armés ont p