• Harley McKenson-Kenguéléwa

La Tunisie : un petit État, de grandes ambitions

Mis à jour : mai 17

Malgré la petitesse de sa superficie et son marché intérieur, la Tunisie offre de nombreuses opportunités et attire les investisseurs étrangers. Y créer son entreprise et investir peuvent s’avérer attrayants ou parfois semés d’embûches. Dans un parcours qui pourrait susciter des questionnements, Habib Gaida (Directeur Général Chambre Tuniso-Française de Commerce & d’Industrie), Raja Touil, (Déléguée Général de FIPA Tunisia) et Ombeline Bernard Manusset Allant ( Directrice générale de Vocalcom Afrique) ont esquissé quelques pistes de réflexion lors du webinaire intitulé " Tunisie : Points sur la situation et perspectives d'avenir ", modéré par Zoubir Rabia, qui s’est tenu le 16 Octobre 2020 . Une analyse éditoriale menée par le webzine CEO Afrique permettra également aux lecteurs de se poser les bonnes questions concernant des projets d’implantation dans ce pays du Maghreb.



Dotée d'une superficie de 163 610 km2 — soit à peine quatre fois plus petit que celle de la France — , la Tunisie abrite 11,8 millions d’habitants sur la côte méditerranéenne et en bordure du désert du Sahara, un positionnement géographique stratégique dont elle entend bien tirer profit. Si plusieurs grandes entreprises telles que Stelia, Safran , STMicroelctronics, Novo Nordisk , EMKA électronique, SanLucar, Artes SA ou Volcacom ont déjà installé des filiales dans la capitale Tunis, l'ambition est de faire de cette ville, en concurrence avec Le Caire, Lagos, Nairobi, Casablanca ou Cape Town un lieu privilégié pour les affaires en Afrique.

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« Cette présence d’entreprises étrangères en Tunisie a contribué à construire une " supply chain " vraiment performante et reconnue à l’échelle internationale et a aussi développé un savoir-faire tunisien » observe Raja Touil, déléguée générale de l’agence de promotion des investissements FIPA Tunisia.


Cette attractivité est d’autant plus grande que la Tunisie dispose de bonnes infrastructures de transport et de télécommunication et est stable politiquement, tout en faisant valoir comme atout le fait que sa capitale Tunis caracole en tête des métropoles les moins chères en Afrique pour les salariés en mobilité internationale, selon le 26ème rapport du cabinet américain Mercer, détrônant ainsi Windhoek (Namibie), Banjul (Gambie) ou Lusaka (Zambie), de bons critères pour accueillir d’autres sièges régionaux de firmes multinationales.


Une terre d’opportunités business


Certes la Tunisie ne constitue que la 14ème économie africaine, avec un produit intérieur brut de 42,28 milliards de dollars en 2019, selon la Banque mondiale. Sa croissance économique représente toutefois un territoire d’opportunités qui va bien au-delà du tourisme auquel on a cantonné trop souvent le pays.


« Les secteurs les plus porteurs sont les industries manufacturières, la santé et le bâtiment [ ... ]. Les transports & la logistique offrent beaucoup d’opportunités aux entreprises françaises, sans oublier le secteur numérique » énumère Habib Gaida, directeur général de la Chambre Tuniso-Française de Commerce & d’Industrie.