Togo : comment l'État veut réinventer les moteurs de la croissance
- Harley McKenson-Kenguéléwa

- il y a 1 jour
- 9 min de lecture
Après une décennie marquée par les infrastructures, la modernisation du port de Lomé et l’émergence de la Plateforme industrielle d’Adétikopé, le Togo ouvre un nouveau chapitre de sa politique économique. En 2026, le gouvernement prépare une feuille de route 2026-2031 articulée autour du capital humain, de l’efficacité de l’État et de la transformation productive. Avec une croissance proche de 6 % en 2025, un budget 2026 de 2 751,5 milliards de FCFA et un nouvel effort pour attirer le capital privé, le pays cherche à changer la mécanique de sa croissance. Reste à savoir si cette nouvelle doctrine permettra de créer davantage de valeur, d’emplois et de revenus, tout en contenant les fragilités budgétaires.

Pendant plusieurs années, la politique économique togolaise a été largement associée aux infrastructures : routes, énergie, équipements urbains, modernisation du port de Lomé et développement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé, la PIA. Cette stratégie a contribué à modifier les capacités productives et logistiques du pays. Mais elle arrive désormais à un moment charnière. L’enjeu est de savoir ce que ces infrastructures produisent en matière de productivité, d’investissement privé, d’emplois et d’exportations. C’est tout le sens du nouveau cycle de politique publique qui se dessine en 2026.
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