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Guinée équatoriale : le déclin du pétrole met l’économie à l’épreuve


Pendant près de deux décennies, le pétrole et le gaz ont fait de la Guinée équatoriale l’une des économies les plus riches d’Afrique centrale par habitant. Ce modèle arrive désormais à un point de rupture. La production d’hydrocarbures décline à mesure que les champs arrivent à maturité, entraînant une nouvelle contraction de l’activité, une pression accrue sur les finances publiques et un affaiblissement de la position extérieure. En 2025, le PIB réel aurait reculé de 6,4 % selon le FMI, qui anticipe encore une contraction de 2,7 % en 2026. Face à cet essoufflement de la rente, Malabo tente d’accélérer la diversification, d’assainir ses comptes et de préserver ses réserves. Mais la question est désormais moins de savoir si l’économie peut sortir du pétrole que de déterminer si elle peut le faire assez vite.




La Guinée équatoriale ne traverse pas un choc pétrolier classique. Il n’y a ni effondrement brutal des cours comparable à celui de certaines crises passées, ni disparition soudaine des recettes d’hydrocarbures. Le problème est plus profond : la capacité productive elle-même s’érode. C’est ce qui rend la conjoncture actuelle particulièrement délicate. Après le sursaut provoqué par le rebond énergétique de 2022, la production d’hydrocarbures est revenue sur une trajectoire de baisse structurelle. Dans son dernier examen du programme économique du pays, publié en février 2026, le Fonds monétaire international (FMI) estime que la production d’hydrocarbures a diminué de 14 % sur un an au cours des trois premiers trimestres de 2025. Le recul a atteint 25 % au troisième trimestre, sous l’effet d’arrêts temporaires et d’opérations de maintenance plus longues sur des puits vieillissants.

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