Tanzanie : les réformes structurelles peuvent-elles libérer le potentiel du secteur privé ?
- Harley McKenson-Kenguéléwa

- il y a 8 heures
- 11 min de lecture
La Tanzanie cherche désormais à convertir cette stabilité en accélérateur de développement privé. Avec une croissance réelle de 5,9 % en 2025, une inflation contenue et des perspectives favorables dans les mines, l’agriculture et le tourisme, le pays dispose d’une base macroéconomique solide. Mais un autre défi se profile : simplifier la réglementation, moderniser la fiscalité, faciliter l’accès au financement, améliorer les infrastructures et renforcer le capital humain. À l’horizon de la Vision 2050, l’enjeu est de savoir si ces réformes peuvent faire émerger un secteur privé suffisamment productif pour devenir le véritable moteur de la croissance et de l’emploi.

La Tanzanie aborde une nouvelle phase de son histoire économique. Pendant longtemps, le débat sur son développement s’est concentré sur la capacité de l’État à maintenir la stabilité, investir dans les infrastructures et exploiter un potentiel considérable dans l’agriculture, les mines, le tourisme et les transports. Cette stratégie a produit des résultats. Le pays affiche aujourd’hui une croissance robuste et une relative stabilité macro-financière, dans un environnement régional pourtant soumis à de multiples chocs. Mais le prochain défi est d’une autre nature : il faut désormais augmenter sa qualité, sa productivité et sa capacité à créer des emplois privés.
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