Afrique : entre narration et réalité économique
- Harley McKenson-Kenguéléwa

- 15 avr.
- 51 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 5 heures
L’actualité économique africaine est souvent lue à travers un prisme plus large que ses propres fondamentaux : celui des marchés financiers internationaux, des agences de notation et des médias globaux. Pourtant, dans les salles de marché occidentales, les décisions d’investissement reposent d’abord sur des données macroéconomiques, des modèles de risque souverain et des indicateurs standardisés, tandis que la presse internationale, panafricaine et locale n’intervient qu’en second plan, comme source de contexte ou de signal. CEO Afrique explore la manière dont les investisseurs se renseignent réellement sur des économies africaines, en distinguant le poids respectif des données, des analyses institutionnelles et des récits médiatiques. Le webzine met en lumière un décalage souvent sous-estimé entre perception et décision, et interroge le véritable rôle des médias dans la formation du risque pays et l’allocation du capital international.

Crédit photo : ©CEO Afrique / Harley McKenson-Kenguéléwa
« L’Afrique n’est pas un bloc monolithique. C’est un continent composé de 55 économies diverses, aux trajectoires distinctes, dont beaucoup ont fait preuve de résilience face aux chocs mondiaux. Pourtant, pour nombre d’entre elles, un écart persistant demeure entre performance économique réelle et perception internationale du risque ». C’est en ces termes que Dr McBride Peter Nkhalamba, directeur de la gouvernance et du reporting spécialisé au sein du Secrétariat continental de l’APRM (African Peer Review Mechanism) de l’Union africaine, a ouvert son intervention lors de la conférence "Beyond Financial Indicators: The Narrative Premium in African Credit Risk" (Au-delà des indicateurs financiers : le rôle des récits dans l’évaluation du risque de crédit en Afrique), organisée le 14 avril 2026. Une prise de parole qui s’inscrit dans un débat de plus en plus structurant sur les mécanismes de formation du risque souverain africain et sur le rôle des représentations dans l’évaluation des économies émergentes.
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