• Harley McKenson-Kenguéléwa

Bacely Yorobi, un « Geek » très engagé

Mis à jour : mai 17

Issu de la scène Tech ivoirienne, Bacely Yorobi est un citoyen actif du monde numérique. Portrait d’un jeune entrepreneur qui souhaiterait plus tard faire bouger les lignes dans son pays.

(Source : Forbes Afrique)

Bacely Yorobi, un « Geek » très engagé

Lorsqu’on croise le chemin du serial entrepreneur ivoirien Bacely Yorobi, on devine aisément que les métiers aux contours trop figés ne sont faits pas pour lui : hier communicant web du gouvernement ivoirien, il est aujourd’hui un opérateur privé aux multiples casquettes. En attendant peut-être de devenir demain rassembleur des forces vives entrepreneuriales au travers de son dernier projet, la plateforme ConnectX Global. Une chose est sûre, ce geek de 30 ans bouillonne d'énergie et d’idées. Enfant déjà, ce natif d’Adjamé, un quartier situé au Nord d’Abidjan, prend plaisir à réaliser des portraits de personnages pour bandes dessinée. Puis, c’est la passion pour l’informatique qui prend le relais au moment de l’adolescence ; une prédisposition pour l’insolite et la nouveauté qui ne plait pas à son marin de père, désireux de voir sa progéniture obtenir un diplôme « respectable ».

« Bacely était constamment obligé de se cacher pour exercer sa passion », se souvient, amusée, sa sœur Tchancia Yoro.

Serial Entrepreneur

C’est le jeune homme qui obtiendra gain de cause. Titulaire d’un DUT en informatique, Bacely met rapidement à contribution ses aptitudes personnelles en créant YojeDesign, un réseau de professionnels du design et des métiers associés.


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Mais la crise politique de 2010-2011, qui secoue la Côte d’Ivoire, l’oblige à quitter la capitale économique pour s’installer à Bonoua, une ville du département de Grand-Bassam, où l’accès à Internet est difficile. Il se rend très vite compte qu’il faut démocratiser Internet et met dans la foulée sur pied SocialSpot, une structure qui offre une connexion internet via des hot spots wifi. Le succès ne tarde pas et en juillet 2012, la jeune entreprise sociale concourt à la première édition du concours Startup Weekend d’Abidjan, où elle décroche la troisième place. L’entrepreneur en herbe gagne ainsi en visibilité et se rend peu après au Kenya, où il présente son projet à des investisseurs lors la première édition de la conférence DEMO Africa. L’évènement est une révélation : il découvre Nairobi et sa " Silicon Savannah ", une ville où le climat des affaires est remarquablement propice à l’émergence de start-up et à la culture de l’innovation. « C’est au Kenya que j’ai véritablement découvert la culture start-up » explique-t-il avec enthousiasme.

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