Le Togo fait les yeux doux aux investisseurs étrangers

Dernière mise à jour : 27 juil.


Le Togo, une destination "business-friendly" ? C'est en tout cas ce qu'a tenté de démontrer Victoire Tomegah Dogbé, Première ministre du pays, au cours du Forum Afrique CIAN 2021 intitulé: " Entreprises en Afrique: un nouveau pacte pour la relance " , un événement qui s’est tenu le 1er juillet dernier en présentiel et au format "webinaire" auquel le webzine CEO Afrique a pu également assister.




« Le Togo est un pays d’entrepreneurs, où l’on comprend et parle le langage des affaires ». Ces quelques mots, prononcés par la Première ministre du Togo, Victoire Tomegah Dogbé, ont donné le ton, lors de la session d'ouverture de la conférence qui s’est tenue le 1er Juillet dernier au Novotel Paris Centre Tour Eiffel, co-organisée par le CIAN (Conseil français des Investisseurs en Afrique) et le journal " l'Opinion " : Le Togo veut s’affirmer en tant que destination d’affaires.


Au premier abord, les faits semblent lui donner raison. Le pays a enregistré une hausse de 85% du nombre du montant des investissements directs étrangers, atteignant 352 milliards FCFA (soit 536,5 millions d’euros) en 2020, selon la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement).


Les chiffres sont donc, il est vrai, flatteurs : « Sur les dix dernières années, le Togo a connu une croissance constante de 5,5% [ ...] . Alors que tout le monde disait que nous allions entrer en récession , notre pays est parvenu à enregistrer une croissance de 1,8 % » a martelé la cheffe du gouvernement togolais, devant un parterre d’experts, investisseurs, dirigeants, cadres d’entreprises présents ou souhaitant investir sur le continent africain, profitant de l’occasion pour mettre en exergue quelques-uns des points forts, notamment sur le plan de la sécurité et la stabilité : « Dans un contexte d’agitation qui secoue le monde et dans une sous-région qui est en proie à de diverses menaces, nous déployons tout un arsenal sécuritaire pour faire face à ces dangers ». C’est donc cette stabilité qui permet aux opérateurs économiques se projeter sereinement dans l’avenir.


Situé en Afrique de l’Ouest, le Togo met en avant son positionnement géographique stratégique et son accessibilité, revendiquant son ouverture sur la mer. Le Port en eau profonde de Lomé — renforcé par le déploiement de la Plateforme industrielle d’Adétikopé située à 25 km de la capitale, dotée d’une capacité totale de 12 500 conteneurs — sert de point de transit pour des pays sans littoral comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, lui conférant ainsi le statut de véritable hub maritime et logistique. Dans le même ordre d’idées, un projet de réseau routier reliera les grandes villes d'Afrique de l’Ouest que sont Abidjan (Côte d'Ivoire), Accra (Ghana), Cotonou (Bénin), Lomé (capitale du Togo) et Lagos (Nigeria), l’objectif étant de renforcer l’intégration régionale. Le domaine aérien n’est pas en reste : L’Aéroport de Lomé-Gnassingbe Eyadema constitue désormais une plateforme d’où s’envolent les avions de plusieurs compagnies, dont ASKY qui couvre la quasi-totalité des pays d’Afrique de l’Ouest, ainsi qu' Ethiopian Airlines ou Air France pour ce qui concerne les dessertes vers le reste du monde.


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