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Investir au Botswana : un îlot de stabilité, regorgeant d’innombrables opportunités de business

Dernière mise à jour : 20 mai


Affichant haut et fort son modèle démocratique, le Botswana bénéficie d’excellents indices de confiance des investisseurs, avec des succès probants, fondés principalement sur l’exploitation du diamant, d’autant plus que le pays offre de réelles opportunités d'investissement dans d’autres secteurs d’activités, ce qui lui donnerait l’occasion d’accélérer la montée en puissance de son économie.

"Doing Business in Botswana : Business Climate & Opportunities" : Tel a été l’intitulé du webinaire organisé le 21 Septembre dernier par CBL-ACP (Chambre de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture Belgique-Luxembourg & Afrique-Caraïbes- Pacifique), depuis l’enceinte de l’Hôtel Sofitel Bruxelles-Europe. Un événement que le webzine CEO Afrique a été en mesure de visionner et décrypter.




Le Botswana, doté d’à peine 2,5 millions d’habitants, est situé dans la partie australe du continent africain, un petit État par le nombre incroyablement bas de sa population, mais grand par le moyens de ses ambitions, méritant qu'on lui accorde la plus grande attention.

À y regarder de plus près, le "Pays des Tswana" possède plusieurs atouts propres à séduire l’implantation des entreprises sur son sol, en commençant par sa stabilité institutionnelle. Certes, les détracteurs les plus virulents argueront du fait que le système politique soit marqué par le maintien au pouvoir de façon continue d'un seul parti dominant, le BDP (Botswana Democratic Party ). Néanmoins, force est de reconnaître que la législation nationale assure aux partis d'opposition — Botswana Patriotic Front (BFP), Botswana People's Party (BPF), Botswana National Front (BNF) etc... — la possibilité de remplir pleinement le rôle important qui est le leur, c’est-à-dire s'opposer en toute quiétude aux propositions du gouvernement ou essayer de les améliorer grandement. De plus, depuis son accession à l'indépendance en 1966 vis-à-vis de la Grande Bretagne, le Botswana n’a connu ni révolutions, soulèvements ou conflits armés susceptibles d’entraîner un renversement du pouvoir en place. Preuve de la maturité démocratique et du sens des responsabilités, émanant des dirigeants de ce pays : Depuis 1997, les dispositions constitutionnelles limitent la durée de la charge présidentielle à deux mandats , soit un total de dix ans, qu'ils soient consécutifs ou non. A cet égard, les différentes passations de pouvoir, à titre d’exemple pour Festus Mogae ( 1er avril 1998 - 31 mars 2008) ou Seretse Khama Ian Khama (1er avril 2008-31 mars 2018) — dont l’engagement politique est lui-même emprunt de valeurs humanistes et d’idéaux démocratiques qui ont inspiré le père de l’indépendance, Seretse Khama — se sont déroulées sans haine, violence ou effusion de sang. Cette stabilité institutionnelle est donc le meilleur garant de la paix civile, assurant une harmonie parfaite entre toutes les couches de la population et les ethnies qui composent la nation, parmi lesquelles les Tswana, les Kalanga et les Basarwa.


« Le Botswana est considéré à juste titre comme un exemple de réussite, dans l'Afrique post-indépendances. Il dispose d'un système politique pluraliste et démocratique, avec à son actif dix élections pacifiques depuis 1966 ; c'est l'une des démocraties les plus anciennes sur le continent. Ce solide bilan, concernant le degré de maturité politique, explique pourquoi le pays s’avère être un partenaire de choix et de confiance pour l'Union européenne » se réjouit S.E.M. Didier Vanderhasselt, ambassadeur du Royaume de Belgique au Botswana.


 

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Autre fait notable qui suscite à la fois l’admiration, le respect et, souvent, l’envie de ses autres pairs africains : l’adoption d’une conduite exemplaire en matière de gouvernance économique, ce qui lui a valu d’échapper au "syndrome hollandais", autrement appelé "la malédiction des matières premières ". Deuxième plus gros producteur mondial de diamants, le Botswana peut s’appuyer sur "Debswana Diamond Company Ltd" (coentreprise entre le gouvernement du Botswana et le conglomérat diamantaire De Beers) et "Okavango Diamond Company" ( une compagnie détenue à 100 % par le gouvernement) — deux structures constituant la véritable colonne vertébrale de l’économie nationale — pour exploiter et écouler de manière efficiente ses pierres précieuses sur le marché.


En signant, en juin 1969, un accord de création d'une joint-venture détenue à parts égales avec De Beers, le gouvernement botswanais a su établir les bases d’une collaboration saine et fructueuse qui débouchera sur des résultats financiers extrêmement positifs, profitant à d’autres pans de l’économie, sans que l’on observe pour autant des dérives frauduleuses à grande échelle au sommet de l'État.


« N’oublions pas de mentionner "Lucara Diamond Corp.", une société qui exploite la non moins célèbre "Karowe Diamond Mine", une mine pourvoyeuse des plus gros diamants du monde. Cette entreprise canadienne a conclu un accord pour les trois prochaines années, en vertu duquel tous les diamants de plus de 10 carats seront être taillés et polis par la société diamantaire belge HB Antwerp » commente Jord Van Wassenhove, responsable des affaires publiques au Antwerp World Diamond Centre (AWDC), une entité basée à Anvers, chargée de piloter et encadrer le secteur du diamant.



Soucieux de maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur du diamant, tant en amont et qu’en aval, afin de mieux capter les flux de revenus, le Botswana s’ est équipé, en 2006, d’un centre de tri pour ses pierres précieuses, puis en 2011, de centres d’opérations de vente gérés par des "sightholders", qui peuvent être des fabricants chargés de tailler et polir les diamants, ou juste des négociants.


Cette politique continue de gestion rigoureuse des finances publiques et d’assainissement budgétaire a attiré les louanges des différents think tanks, cabinets de conseil et agences de notation. Les statistiques, plutôt flatteuses, parlent d’elles-mêmes : 2ème rang des pays les moins corrompus sur le continent africain en 2020 (index établi par l’ONG Transparency International), 3ème place africain dans l'Indice de liberté économique 2021 (co-établi par The Wall Street Journal et The Heritage Foundation), top 5 des meilleurs élèves en matière de bonne gouvernance en Afrique (Mo Ibrahim Index 2020), évalué BBB+/A-2 dans l’échelle de notation établie par Standard and Poor’s etc ...


Par ailleurs, la croissance a été toujours au rendez-vous côté PIB, sous l’effet d’une multitude d'accords de libre-échange (European Union - Southern African Development Community ; East African Community - Southern African Development Community - Common Market for Eastern and Southern Africa ; African Growth and Opportunity Act ; Southern African Custom Union - European Free Trade Association ; Southern African Custom Union - MERCOSUR etc .... ), ce qui a véritablement tiré vers le haut les performances du Botswana, mettant ainsi en évidence les fondamentaux de son économie parfois laissés dans l’ombre de son puissant voisin sud-africain.


« Le Botswana représente un petit marché doté de 2,5 millions de consommateurs. Cependant, il peut tirer parti de sa position géographique pour servir de passerelle vers le marché de l’ensemble des pays de l'Afrique australe, à travers la SADC (Southern African Development Community). Avec l'entrée en vigueur de l'accord établissant la zone de libre-échange continentale africaine, c'est tout le potentiel de l’Afrique dans son ensemble, en termes de marché, qui est à portée de main [ ... ] » analyse S.E.M Didier Vanderhasselt.


 

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Les chiffres sont pourtant éloquents : une croissance annuelle de près 9 % au cours de la période 1970-2000 et de 4,8% depuis le début des années 2010 jusqu’à 2019, même s’il est vrai que le pays a subi plein fouet la crise liée à la pandémie de la COVID 19, avec un recul de la croissance chutant brutalement à -8,5% en 2020, toujours selon l’agence "Statistics Botswana". Toutefois, la dynamique actuelle du marché mondial du diamant s’est amplifiée, à la faveur de la révision à la hausse des prévisions de croissance économique, soit un taux attendu de 9,7%, selon le ministère des Finances. À noter que le Botswana est catégorisé par la Banque Mondiale comme étant un pays à " revenu intermédiaire de la tranche supérieure", dont le Revenu national brut (RNB) par habitant se situe entre 4 086 et 12,615 dollars, au même titre que l’Afrique du Sud, l’Argentine, le Brésil ou la Malaisie.



Au-delà de l’indéniable succès de son développement économique, le Botswana pourrait constituer le modèle de société auquel pourraient aspirer la plupart des peuples d’Afrique. La manne financière, que représentent les recettes issues de l’exploitation des ressources minières, sert à couvrir prioritairement les dépenses publiques en en matière de santé, d'éducation, d’emploi et d’infrastructures. Ainsi, l’investissement massif dans le capital humain a permis d’atteindre un taux d’alphabétisation d’environ 90%.


Enfin, dernier avantage, celui d’être un pays anglophone, avec l'anglais jouant un rôle de premier plan en tant que langue mondiale des affaires, un legs précieux facilitant les échanges dans les milieux économiques. Autant d’atouts qui permettent au Botswana de devenir une destination africaine "Business Friendly".


Une terre d'accueil des investissements étrangers


La majeure partie des intérêts économiques du Botswana est avant tout située en Belgique, premier client et deuxième fournisseur du pays. Selon les chiffres publiés par Statistics Botswana (SB), les exportations de biens botswanais vers la Belgique s’élevaient à 840,23 millions de dollars en 2020. Les importations provenant de Belgique s’élevaient, quant à elles, à 500,86 millions de dollars. Dans le secteur stratégique du diamant, ce sont surtout les échanges entre ces deux États qui permettent au Botswana qui permettent d’assurer ses débouchés commerciaux. En matière d’exportations, parmi les autres partenaires commerciaux, on compte en deuxième position l’Inde (830,83 millions de dollars), puis les Émirats arabes Unis (823,93 millions de dollars) et l’Afrique du Sud (527,56 millions de dollars).


Du point de vue des importations, les partenaires qui assurent les approvisionnements du Botswana sont quasi identiques, avec un léger chamboulement dans l’ordre de classement : l’Afrique du Sud (3,76 milliards de dollars), très loin devant la Belgique (500,86 millions de dollars), la Namibie (484,42 millions de dollars), les Émirats arabes unis (281,13 millions de dollars), le Canada (206,46 millions de dollars) et l’Inde (156,09 millions de dollars).


Le Botswana figure dans le Top 5 des destinations business les plus attractives, derrière l’Égypte, le Maroc, l’Afrique du Sud et le Rwanda, d'après le dernier rapport intitulé "Where to invest in Africa 2021", établi par la banque sud-africaine "Rand Merchant Bank", qui évalue le potentiel d’investissement et les perspectives de développement des activités d’affaires sur le continent.


La répartition géographique des investissements directs étrangers (IDE) est logiquement dominée par les nations d’Afrique australe. Ces IDE montrent particulièrement l’engagement très important, depuis toujours, de la communauté d’affaires sud-africaine dans le développement économique du pays, à l’instar du conglomérat diamantaire De Beers qui a choisi d’y développer ses activités sous la forme d'une joint venture 50/50 avec le gouvernement botswanais, dénommée "Debswana". D’autres acteurs ne sont pas en reste avec, avec à titre d’exemple, le groupe bancaire Standard Bank, le distributeur de boisson Distell, le retailer "Mr Price", le promoteur immobilier Pam Golding Property Group, la marque hôtelière Peermont Global ou les entreprises de travaux public Khato Civils, Stefanutti Stocks et Concor Construction. Toutefois, la présence d’autres entreprises d'envergure internationale, venant notamment du Royaume Uni (Deloitte , Barclays etc ...), des États-Unis (Grant Thornton, Coca-Cola etc ....), de Chine ( Huawei Technologies, China Civil Engineering Construction Corporation etc ... ), de Belgique (BDO etc ...), de Pays-Bas (SPAR etc ...) ou de France (Bolloré, CMA-CGM, Saint Gobain TotalEnergies, Air Liquide,Mazars etc ...) permet notamment de se faire une idée concrète et précise de ce que représente l’attractivité du Botswana dans les milieux économiques à travers la planète.


La success story du Botswana a également changé la donne pour les investisseurs étrangers qui peuvent désormais utiliser le pays comme une rampe de lancement pour leurs échanges avec les autres États de la SADC [ Southern African Development Community : Communauté de développement de l'Afrique austral, NDLR ], voire le reste du continent.


« D’un point de vue logistique, la connexion entre le Botswana et le reste des pays de la sous-région est très bonne. Le réseau routier, qui a été développé au fil des ans, est très bien entretenu et est d’une grande importance pour le transit de marchandises. De ce fait, le corridor de transport permet d'accéder facilement au Botswana, depuis des Etats comme la Zambie ou l’Afrique du Sud » affirme Koen Rombouts, directeur général de Bolloré Logistics South Africa.


Le Botswana ne se limite pas à une succession de safaris. Loin de ce cliché, le pays cherche à se donner les moyens de se construire une réputation solide de hub orienté véritablement vers le business, en mettant sur pied des zones économiques spéciales, des pôles qui marqueront le point de départ d’une vaste métamorphose économique. Huit projets se sont développés avec des secteurs d’attribution bien définis : l’agriculture raisonnée pour la zone de Pandamatenga ; les mines, le transport & la logistique, les équipements électroniques, les machines & outils relatifs au génie civil pour Francistown ; les produits pharmaceutiques & dispositifs médicaux, l’agro-transformation, les vêtements & articles textiles pour Selebi-Phikwe ; l’horticulture pour Tuli Block ; le charbon, le pétrole et le gaz pour Palapye ; la viande et le cuir pour Lobatse ; la valorisation du diamant dans la zone située à proximité de l’aéroport international Sir Seretse Khama ; et les services financiers & la FinTech dans la zone de Gaborone Fairgrounds.


« Nous recherchons particulièrement des entreprises qui devront pouvoir assurer une croissance pérenne, avec en prime la création d'emplois, des transferts de technologie et le développement d’activités fortement orientées vers l'exportation [... ]. L’impôt sur les sociétés, applicable dans ces zones, est de 5% au cours des dix premières années d'activité, puis par la suite, 10 % [ ... ] » souligne Lonely Mogara, directeur général de la SEZA (Special Economic Zones Authority), l’autorité administrative des zones économiques spéciales.


Une myriade de secteurs porteurs


Trop longtemps cantonnée aux activités liées au diamant, l’économie botswanaise explore désormais de nouveaux leviers de croissance.



« La richesse du Botswana ne se résume pas seulement aux diamants ; il existe d'autres matières premières [ ... ] Des investisseurs ont racheté des gisements de cuivre-nickel-cobalt situés à Selebi North. Il convient de rappeler que le nickel et le cobalt servent à la fabrication de batteries utilisées dans les véhicules électriques. D’autres projets sont en cours ou sont déjà entrés en exploitation, dont la mine de cuivre de T3 Motheo dans la ville de Ghanzi, la mine de fer à Ikongwe ou la mine de manganèse dans le bassin de Kanye, dans le sud-est du Botswana [ ... ] » rappelle Robson Mugomba, directeur général par interim de la Minerals Development Company Botswana (MDCB).


Mais les minerais et hydrocarbures ne constituent pas le seul secteur où les investisseurs étrangers sont en mesure de s’illustrer. La santé a toujours été une grande priorité nationale dans un pays où sévit le paludisme, le VIH et, en l’occurrence, la pandémie de COVID-19. Les autorités invitent les investisseurs à concourir grandement au développement des ressources humaines dans ce domaine et au renforcement des infrastructures de santé publique, tel que la construction ou la réhabilitation d’établissements hospitaliers, surtout dans le Nord du pays, et la mise sur pied de sites de fabrication de produits pharmaceutiques.


« [ ... ] Nous avons effectué une analyse du marché des hôpitaux privés. Le Botswana n’en dispose que cinq, avec une capacité globale de 580 lits. De plus, nous n’en possédons pas dans les villes de Maun et Kasane, deux destinations phares pour les touristes » déplore Moemedi Mokgosi, directeur général du bureau régional londonien du "Botswana Investment and Trade Centre", l’agence de promotion des investissements du Botswana.



Dans le domaine de l'agro-business, le gouvernement met aussi les bouchées doubles pour répondre à la demande du marché, en ce qui concerne les céréales (sorgho, maïs, mil), le lait & les produits laitiers, les fruits et légumes.


 

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Parallèlement, il s’est engagé à combler les besoins en intrants, de telle sorte à augmenter le niveau de la production agricole. Les investisseurs sont aussi exhortés à déployer des efforts visant augmenter les capacités de production de poissons en faisant construire en grand nombre des écloseries, en vue de soutenir de façon pérenne et rentable l'industrie de l'aquaculture.


« Nous avons pour ambition de réduire la dépendance du pays aux importations de fruits, légumes et produits laitiers, en offrant sur place des opportunités d’investissement dans ces domaine [ ...] » poursuit Moemedi Mokgosi.


La place est également faite au numérique et aux nouvelles technologiques. À l’exception notable du "Botswana Digital & Innovation Hub", il existe très peu d’acteurs, comme des incubateurs de startups innovantes, des FabLabs ou tout autre infrastructure propice à accélération de la transformation numérique, qui soient largement impliqués dans l’économie de demain. Dans le cadre de sa stratégie de développement, le Botswana s’attelle à vouloir organiser la reconversion progressive de son économie, qui repose jusqu’à présent sur le diamant , vers une économie de la connaissance et du savoir, intégrant des secteurs à forte valeur ajoutée technologique, en vue de rester compétitif dans ce contexte de la mondialisation.


« Il y a opportunités à saisir dans le domaine des technologies de l'information et de la communication. Nous cherchons à numériser les services publics du pays, à entrer dans la quatrième révolution industrielle. Nous voulons établir des partenariats susceptibles de promouvoir les activités de commerce électronique et mettre sur pied des projets de services numériques dans le domaine de l'éducation » expose Norman Moleele, directeur général "Business Botswana", une organisation dont le fonctionnement s’apparente à celui d’une chambre de commerce.


 

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Pour ce qui est du secteur automobile, la plupart des composants montés sur les véhicules qui circulent à travers l’Afrique du Sud, sont importés de pays hors du continent africain. Compte-tenu de sa proximité avec la Nation arc-en-ciel, le Botswana peut servir de plateforme pour les équipementiers qui souhaitent approvisionner l’industrie automobile sud-africaine, par exemple en pièces de rechange , protections pour portières & pare-chocs ou plaquettes de frein. En effet, la capitale Gaborone ne se trouve qu'à 350 km de Rosslyn ( au nord-ouest de Pretoria) où sont implantées les constructeurs BMW, Ford et Nissan, et à 917 km de Durban, où est se situe Toyota.


Le secteur de la finance n’est pas en reste. Le GAFI (Groupe d'action financière), en charge de la politique de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au niveau mondial, a jugé positivement les réformes mises en place par les autorités botswanaises et a décidé, lors de sa plénière organisée à Paris le 21 octobre dernier, de retirer le Botswana des États figurant sur la liste grise de surveillance. Ce retrait aura indéniablement un impact positif sur le développement des services financiers du pays, ainsi que sur le renforcement son attractivité pour les investissements étrangers.


« Dans le cadre de la stratégie définie par le "Botswana International Financial Services Centre", notre objectif est de nous positionner comme étant un hub financier majeur dans la sous-région, avec l’implantation de nouveaux établissements bancaires, d’organismes de réassurance, de fonds de capital-investissement et de centres d’appel [ ... ] » soutient Moemedi Mokgosi.



Les autorités ont manifesté leur volonté de s’engager sur un créneau de niche qu’est l’énergie solaire, étant donné que le Botswana bénéficie d'un taux d'ensoleillement important, avec une irradiation solaire directe évaluée à 3 000 kWh/m²/a, d’autant plus que le pays possède aussi un énorme potentiel de production d'énergie éolienne, à la fois pour la consommation locale et pour l’exportation, étant donné les vitesses de vent élevées, notamment à l’ est, au centre et au sud-ouest.


Concernant le secteur hôtelier, eu égard à l’ intense stratégie de conquête des autorités botswanais axée sur les voyageurs d’affaires, les grandes chaînes hôtelières trouveront un intérêt à implanter leur enseigne à Gaborone ou Francistown, deux villes qui comptent, il est vrai, très peu, voire aucun établissement 5 étoiles. Malheureusement, lors de séjours MICE ( Meeting, Incentive, Conferencing, Exhibitions ), les capacités d’accueil en matière de chambres ne suffisent pas souvent à répondre à la demande des visiteurs d’affaires d’affaires. Les différents parcs nationaux — Parc national de Chobe, Parc transfrontalier de Kgalagadi , Pan de Makgadikgadi, Parc national de Nxai — peuvent ouvrir de nouveaux horizons aux investisseurs qui souhaitent développer à proximité une large offre d’une large offre d'hôtels et de lodges.

 

Par Harley McKenson-Kenguéléwa

 




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