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Le Gabon se rêve en nouveau hub d’affaires pour les investisseurs étrangers

Dernière mise à jour : 6 janv.


Le Gabon ambitionne de devenir un centre d'attraction de premier plan des investissements internationaux. Son potentiel de croissance est très élevé, mais l'environnement des affaires a besoin d'être amélioré. Pour ce faire, cet État d’Afrique centrale veut mettre l'accent sur le développement de ses infrastructures et souhaite diversifier son économie en dehors des matières premières. Des décideurs politiques, représentants de fonds d’investissement et chefs d’entreprise ont fait valoir leur argumentation lors d’un atelier intitulé "Investir au Gabon" — organisé le 23 Juin dernier par le CIAN (Conseil des Investissements en Afrique) et le quotidien "l’Opinion", dans le cadre du Forum Afrique qui s'est tenu au Novotel Paris Centre Tour Eiffel — , un événement que le webzine CEO Afrique a visionné en ligne.




C’est à 27 kilomètres de Libreville, capitale administrative du Gabon — tout proche de la ville de Ntoum — que la Zone économique spéciale de Nkok, dotée d’une superficie avoisinant les 1400 hectares, a commencé à s’ouvrir, dès le 10 Octobre 2012, aux entreprises affichant de belles perspectives en termes de croissance. Les efforts menés depuis cette date, sous l'impulsion du partenariat public-privé entre l’État gabonais, la société singapourienne OLAM International et l’institution financière panafricaine Africa Finance Corporation, ont permis d'accueillir 86 opérateurs économiques de nationalités différentes (France, Chine, Malaisie, Singapour, Inde etc ...), parmi lesquels Rougier Gabon, Wood Tech et Starply Gabon, offrant à ces investisseurs des incitations fiscales et des exonérations de TVA durant un certain nombre d’années.


« La Zone économique spéciale de Nkok est un parc industriel multisectoriel, avec une forte dominante sur les secteurs du bois, de la sidérurgie, la chimie et bien d’autres domaines. Cette zone est certifiée "neutralité carbone", une première en Afrique centrale ! » a indiqué son administratrice générale, Anne Nkene Biyo'o.


Soucieux de pouvoir faciliter le désenclavement des régions intérieures du pays, les autorités publiques s'attellent à mettre en œuvre d’autres projets de création de zones économiques spéciales (ZES) : la ZES de Franceville et la ZES d’Ikolo lancée au cours de l’année 2021.


L'engouement des investisseurs étrangers, séduits par le potentiel de croissance de ces zones spéciales et particulièrement celui de la ZES de Nkok, est révélateur de l’attrait que suscite le Gabon. Certes, c’est un tout petit pays de par sa superficie, avec un micro-PIB de 15,59 milliards de dollars en 2020 (selon les derniers chiffres de la Banque mondiale), et l’apparition de la pandémie de COVID-19 n’a pas arrangé les choses, plaçant le gouvernement devant des difficultés de croissance de l’économie nationale. Mais le Gabon n'en attire pas moins en ce moment l'attention des entreprises internationales en quête de nouvelles opportunités d’investissement, d’autant plus que le Fonds Monétaire International (FMI) rehausse légèrement ses perspectives de croissance, soit 2,4 % pour l’année 2022.


Le Gabon veut désormais faire de l'accueil des investissements directs étrangers (IDE) sa marque de fabrique. Le stock d’IDE a presque triplé de 2013 à 2019 et leur croissance a été constante tout au long de cette période, passant de 4,712 Mds de dollars 12,2 Mds USD, selon les données de la CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce Et le Développement). La France, la Chine, le Maroc et Singapour font partie des principaux pourvoyeurs d'IDE.


Les points forts de l'attractivité gabonaise


La capacité de ce pays à attirer et retenir des investissements étrangers repose sur plusieurs facteurs, avec en premier lieu une situation de calme et de relative stabilité politique qui y prévaut. En effet, le Gabon apparaît comme un havre de paix pour les investisseurs internationaux dans une sous-région d’Afrique centrale où certaines poches géographiques sont parfois en proie à des turbulences.


Parmi les autres atouts les plus fréquemment cités, on relève notamment l’abondance de ressources naturelles. « Le Gabon est le 7ème pays producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne. Il est également le premier producteur mondial de manganèse à haute teneur et le deuxième pays producteur au monde de contreplaqué, s’enthousiasme Hugues Mbadinga Madiya, ministre de la Promotion des Investissements et des Partenariats Publics Privés, chargé de l’amélioration de l’environnement des affaires. La stratégie suivie repose sur deux grands pôles : D’une part, le cluster minier Moanda - Franceville situé à l’Est, avec 7 millions de tonnes de minerai de manganèse en 2021. Nous avons pour ambition de produire 10 millions de tonnes dans les prochaines années ; d’autre part le pôle pétrolier se trouvant à l’Ouest du territoire, où l’on a pu produire plus de 73 millions de barils de pétrole en 2020 ».


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