De la SADC à la ZLECAf : comment l’Afrique du Sud tisse son réseau commercial à travers le continent
L’Afrique du Sud cherche à convertir son ancrage régional en avantage continental. De la SADC à la SACU, puis de l’AfCFTA aux nouveaux rapprochements avec l’Asie, Pretoria dispose d’un maillage d’accords, de corridors et de marchés qui lui confère une position singulière dans le commerce africain. Mais le véritable enjeu est désormais ailleurs : transformer cette avance historique en une capacité durable à exporter davantage de produits manufacturés, à intégrer les chaînes de valeur africaines et à tirer pleinement parti de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Johannesburg, capitale économique de l'Afrique du Sud
Dans le commerce africain, l’Afrique du Sud occupe une place à part. Sa puissance ne repose pas uniquement sur le volume de ses échanges avec l’Europe, la Chine ou les États-Unis ; elle tient aussi à la profondeur de ses relations avec les économies qui l’entourent. Le dernier bilan régional publié par la Southern African Development Community (SADC) confirme cette centralité. En 2024, l’Afrique du Sud représentait 41,3 % du commerce intra-SADC, la première part de l’ensemble des États membres. La même année, le commerce intra-SADC représentait 19,1 % du commerce total de la région, contre 18,4 % en 2023, selon le bulletin statistique de la SADC.
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