• Harley McKenson-Kenguéléwa

Top 8 des start-up innovantes à suivre de (très) près au Maroc en 2020

Mis à jour : il y a 4 jours


La plateforme d’information CEO Afrique vous dévoile sa sélection des jeunes start-up identifiées comme les plus prometteuses au Maroc et qui pourraient bien surprendre tout l'écosystème entrepreneurial africain .



Comme chaque année, le site d’information CEO Afrique met le zoom sur un pays issu du continent offrant le visage de son excellence technologique. En 2019, l’entreprise de logiciels de comptabilité et de gestion KEIWA, le fabricant d’huile essentielle de cacao ESSENCE K et la structure d’appui aux projets immobiliers WIZODIA faisaient partie des jeunes pousses à suivre en Côte d’Ivoire. Alors, à qui le tour en 2020 ? Pour bien commencer, notre rédaction s’est intéressée aux produits et solutions qui jalonneront cette nouvelle année au Maroc. Parce que le royaume chérifien possède l’un des meilleurs écosystèmes entrepreneuriaux et numériques d'Afrique et que d’importants projets font beaucoup parler d’eux, les start-up locales sont régulièrement sous le radar des business angels et des fonds d’investissements.

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En ces Samedi 25 janvier à Paris et Dimanche 2 février derniers au sein du quartier d’affaires de La Défense en France, " Maroc Entrepreneurs " et " Forum Horizons Maroc " n’ont pas été peu fiers de mettre successivement à l’honneur des porteurs de projet qui ont présenté, devant un parterre d’investisseurs, leur start-up qui répondra à coup sûr à un besoin économique du terrain.

Le site d’information CEO Afrique se prête au jeu de la prédiction en donnant ses favoris pour 2020. Tour d’horizon de quelques acteurs à suivre dans le paysage entrepreneurial marocain qui réaffirme ses ambitions sur la scène continentale .



Phoenix Mobility

Pour réduire les émissions de CO2 des voitures

Phoenix Mobility propose la transformation de petites voitures thermiques (essence ou diesel) en véhicules 100% électriques.


« [ ... ] Nous nous positionnons aujourd’hui sur des véhicules segments E, J et M, qui sont des utilitaires et les 4 X 4 » précise Wadie Maaninou, co-fondateur et CEO de Phoenix Mobility, faisant sans doute allusion aux " grandes routières " ( plus spacieuses et plus luxueuses qu'une familiale routière), aux véhicules utilitaires sport & tout-terrains, ainsi qu’aux monospaces compacts.

Les raisons d’y croire :

Des millions de véhicules automobiles partent à la casse chaque année partout dans le monde, alors qu'ils pourraient encore parcourir des milliers de kilomètres. En plus d’être très polluants pour la plupart d’entre-eux, ils sont souvent déclarés " techniquement non réparables ". Un gaspillage qui n'est pas sans conséquences sur l'environnement.


Aujourd’hui, convertir en électrique une voiture diesel ou à essence apparaît comme la solution la plus économique et pratique aux yeux des usagers, qui répondrait parallèlement aux des grands enjeux environnementaux de la planète. De nombreuses entreprises se sont déjà lancées dans le rétrofit avec un succès considérable dans des pays comme les États-Unis, le Canada, l’Australie, l’Italie, l’Allemagne ou le Royaume -Uni.


Donner une seconde vie aux véhicules : tel est l’objectif que s’est également fixé Wadie Maaninou. Un optimisme inébranlable porté par l'enregistrement de plusieurs précommandes alors qu’un arrêté législatif, visant à faciliter l’homologation est toujours en cours d'examen dans l’hexagone.

« Le marché est colossal [ ... ] . Il existe 40 millions de véhicules thermiques en France, un peu plus de 300 millions en Europe , près de 1,3 milliard partout en Europe . [ ... ] L’ouverture du marché est imminent en France. En ce moment, on est en train de travailler à développer un réseau de garagistes-installateurs » .


Grâce à son positionnement stratégique, la jeune entreprise a indéniablement de la place pour déployer ses activités et s'agrandir au Maroc, en vue de " rétrofiter " les véhicules automobiles locaux .



CloudFret

Pour permettre aux transporteurs de diminuer le nombre de kilomètres parcourus à vide

La start-up Cloudfret ambitionne de digitaliser le monde du transport au Maroc, avec une plateforme qui met en relation des expéditeurs et des transporteurs, afin de mieux optimiser le transport de marchandises, écourter les trajets effectués, minimiser les dépenses de carburants et éviter les retours à vide.

Les raisons d’y croire :

Que ce soit au Maroc, en France ou à l'international, de trop nombreux camions de transport de marchandise roulent à vide, notamment sur les itinéraires de retour. Ajouté à cela, le fait que ces poids lourds émettent des tonnes de CO2 dans l'atmosphère. L'empreinte carbone de quelques-unes des plus grandes villes du Royaume — Casablanca, Marrakech, Tanger — est très élevée, eu égard au fait que le transport de marchandise, certes associé à une grande souplesse d’usage, y occupe une place prépondérante dans les consommations d’énergie, contribuant grandement à la pollution de l’air .


Grâce à sa plateforme, CloudFret optimise un système logistique, plus respectueux de l’environnement, permettant de combiner les expéditions et les réceptions de marchandises de telle sorte à ce que tout véhicule venant d’être déchargé soit rechargé instantanément et qu’aucun camion ne roule à vide, pour le plus grand bénéfice des transporteurs comme des affréteurs .


« Notre plate-forme transporteur utilise le TMS (Transport Management System), explique Driss Jabar, fondateur de CloudFret. Cet outil d’aide à la gestion du transport permet aux utilisateurs de gérer leurs camions, leur chauffeurs, et aussi de planifier leur trajet . A l’aide d’un algorithme, nous détectons les retours à vide des camions et proposons par la suite aux expéditeurs de se rendre sur notre plate-forme ‘expéditeurs’, afin de renseigner les informations sur leurs besoins [ .... ] ». Un procédé qui va maximiser les chances de mieux "matcher" les requêtes en ligne des uns et des autres.


CloudFret peut s'enorgueillir de s’appuyer sur un vaste réseau de transporteurs.


« Le problème, au départ, c'est qu'il était difficile de convaincre les chauffeurs routiers d’utiliser une application mobile [ ... ] Il faut savoir que 90% de la population au Maroc est équipée d’un smartphone. Nous avons su contourner cet obstacle. [ .. ] Aujourd’hui, une flotte de 3000 camions utilisent au quotidien notre application » ajoute le dirigeant d’entreprise .




DeepOR

Pour améliorer l’interaction entre les médecins et les patients

DeepOR est une solution de reconnaissance vocale sécurisée permettant aux médecins de renseigner un dossier patient depuis n’importe quel appareil . Les algorithmes de l' Intelligence Artificielle vont permettre de " capturer " l'information au moment où elle est prononcée par le praticien, " numériser " la voix et transcrire les données vocaux dans un document textuel. Ces données feront l’objet d’une correction grâce à l’intégration de terminologies propres aux différentes professions médicales ciblées. Par la suite, l’application extirpe les informations importantes pour les structurer et peaufiner les diagnostics ou traitements.


« [ ... ] Notre produit est un assistant vocal intelligent, à la manière de Siri (Apple) ou Google Home, mis à la disposition des cabinets médicaux ou des hopitaux. Le médecin parle avec le patient et l’assistant vocal comprend et documente automatiquement le dossier du patient » affirme Yasser Jebbari, co-fondateur et PDG de DeepOR .


Les raisons d’y croire :

La majeure partie du temps des médecins est consacrée à la production de la documentation clinique. Ces derniers accordent donc une attention démesurée à saisir les informations manuellement et à cliquer dans les dossiers patient .


DeepOR facilite et accentue ainsi le travail de documentation que doivent effectuer quotidiennement les professionnels de santé qui vont pouvoir passer davantage de temps avec les patients .



Ezygain

Pour un réentrainement à la marche et un regain de mobilité

Destiné aux personnes âgées ou aux enfants potentiellement fragilisées, aux personnes âgées, aux patients victimes d’accident et en perte d’autonomie ou ayant subi une chute, Ezygain développe des machines de rééducation à la marche connectée.


« J’ai toujours été inspirée par ma grand-mère qui avait beaucoup de difficultés à marcher et qui chutait beaucoup [ ... ]. Je ressens la volonté de revenir au Maroc avec ce projet pour aider les gens à marcher avec des dispositifs innovants, accessibles à l'ensemble de la population » témoigne Zineb Agoumi co-fondatrice d’Ezygain .


Les raisons d’y croire :

Malgré leur perte d’autonomie partielle ou totale, les personnes âgées ou victimes d’accident ressentiront toujours ce besoin d'effectuer toutes seules des actes physiques de la vie courante — se déplacer, faire sa toilette, s'habiller, manger etc ... — et de maintenir une vie sociale — fréquenter des amis, s'impliquer activement dans de multiples activités associatives etc ... — sans l’intervention d’une personne tierce .


Cette quête permanente d’indépendance a amené Ezygain à répondre aux attentes de ces profils de la population, dans le but d’améliorer cette autonomie. Ses produits procurent aux bénéficiaires une sensation profonde d'immersion dans des parcours de marche et offrent une stimulation des capacités cognitives .





Dress Me Slow-ly

Pour éclairer les consommateurs sur le degré éthique de leurs achats de vêtements

" Dress me Slowly " est une application permettant à ses utilisateurs d’acheter et, de ce fait, soutenir des marques de vêtements, chaussures et accessoires qui produisent de manière responsable. À travers leurs choix de consommation, ces derniers incitent les fabricants à être plus transparents et à faire évoluer les pratiques du l’industrie textile dans tous les maillons de la chaîne de fabrication et de commercialisation .


« Notre application permet d’avoir un dressing connecté et éthico-responsable qui s’appuie sur les nouvelles technologies telles que l’intelligence artificielle, le machine learning ou encore le data mining. Notre but est de fédérer une communauté autour de la slow fashion dans ce sens. L'application va formuler aux utilisateurs des suggestions pertinentes de shopping éthique en fonction des vêtements qu’ils possèdent dans leur placard; pour gagner du temps le matin elle fait des suggestions tenant compte des conditions météo du calendrier, elle facilite le recyclage des vêtements non portés et permet de mieux comprendre les matières et les démarches des marques grâce au scan de l’étiquette dans une optique de mieux consommer la mode et d'avoir un dressing durable et eco-responsable » développe Yasmine El Abbassi, co-fondatrice de Dress me Slow-ly .


Plus concrètement, l’utilisateur, sous réserve de son approbation, prend des photos de vêtements issus de sa penderie ou les télécharge à partir de la page de son profil sur les réseaux sociaux. Dans un deuxième temps, les algorithmes se chargement d’isoler chaque élément d’une photo de telle sorte à pouvoirr identifier tous les caractéristiques d’un habit , analyser par exemple la forme d’un pantalon ou d’une robe, distinguer avec une extrême précision les motifs et textures de tissus. Les objets isolés sont ensuite ‘ matchés ’ avec des produits similaires émanant de distributeurs partenaires de " Dress me Slowly " en vue de les proposer à l’acheteur .

Les raisons d’y croire :

Partant du constat que l’industrie textile serait le deuxième secteur le plus polluant dans le monde, juste après celui du pétrole, " Dress me slow-ly " veut inciter les fabricants de vêtement à tendre vers une mode plus responsable. D’une certaine manière, les consommateurs pourront aussi subtilement boycotter des entreprises qui font fi des considérations d'ordre éthique : inégalité salariale, non-respect du droit du travail, absence de matières premières écologiques, travail forcé, servitude pour dettes, esclavage moderne etc... Fort de l'impulsion fournie par un marché en plein boom, Dress me Slowly propose des alternatives de consommation, contribuant ainsi à réduire le gaspillage textile dans le secteur de l’habillement et à aider les entreprises à initier une démarche éco-responsable : maintien des conditions sociales, rémunération juste des employés, commerce équitable etc.. D’autant plus que la " slow fashion " donne l’occasion aux marques freiner la folie consumériste .



Pip Pip Yalah

Pour faciliter vos déplacements en à peine quelques clics.

Téléchargeable sur Google Play Store et Apple App Store, Pip Pip Yalah a pour but d’optimiser au quotidien les trajets de voyageurs par le biais du covoiturage longue distance. Cette application met un point d’honneur à marquer sa différence par rapport à la concurrence : Lorsqu’un client doit faire appel à un transporteur classique, il lui en coûte plus cher, presque le prix d’un chauffeur privé. Par contre, l’application Pip Pip Yalah suggérera une cotisation relativement plus faible, un montant audelà duquel le conducteur ne devra aucunement s’écarter, conformément aux règles de covoiturage, et que le passager pourra réajuster s’il lui semble trop élevé . Dans ce cas-là, ce dernier prendra en charge le transport en échange d’un partage des frais (essence, péages…). Il s’agit donc davantage une mutualisation des moyens financiers que la facturation d’un tarif en contrepartie d’un travail fourni.

Les fondateurs de cette plateforme collaborative, Hicham Zouaoui et Otman Harrak, revendiquent à travers leur site web, une communauté de « 320000 membres » opérant exclusivement au Maroc pour le moment .


Les raisons d’y croire :

Méconnu du grand public il y a encore quelques années, le covoiturage est aujourd’hui entré dans les mœurs et s’est érigé en symbole de l’économie de partage au Maroc. Porté par le dynamisme du marché de la téléphonie mobile, ce service a de très beaux jours devant lui. Véritable alternative aux transports en commun, il permet d’éviter aux usagers d'être par exemple en retard au travail ou à des examens et concours.

Cette solution, bien pratique, revêt une dimension non seulement économique, mais également écologique, car elle permettrait à terme d'alléger considérablement le trafic sur les principales voies de communication marocaines., une réponse aux grands enjeux actuels, dont le développement durable, synonyme de réduction drastique d'émissions de gaz à effet de serre.




BOOSH

Pour faire de la babouche un véritable accessoire de mode

BOOSH fabrique et commercialise des babouches en cuir haut de gamme, en harmonie avec des valeurs d'authenticité.

Si on ne peut déterminer avec précision la date de naissance de la babouche, on peut cependant affirmer qu’elle fût fabriquée dans le monde arabo-musulman à partir du 3ème siècle. Au fil du temps la babouche se démocratise et tend à devenir une chaussure de luxe. Ghita Sqalli, fondatrice de BOOSH, tente de préserver avec ardeur ce savoir-faire ancestral, tout en restant ancrée dans l’air du temps :


« Beaucoup d' enseignes internationales — espagnoles, italiennes, américaines, grecques, chinoises etc ... — se sont lancées dans la commercialisation de la babouche [ ... ]. Paradoxalement, il existe peu de marques marocaines. Je travaille avec une équipe d’artisans dotés d’un vrai savoir-faire traditionnel [ ...]. De par le positionnement international de BOOSH, mon objectif est que la babouche soit portée aussi bien à New York qu’à Tokyo. C’est pourquoi j’ai inventé le concept du "tradi-trash", un mixte de " traditionnel ", d'artisanat, de " provoc ", de " sophistiqué " etc... » s’enthousiasme t-elle


Les raisons d’y croire :

BOOSH affiche clairement sa volonté de saisir les fortes opportunités de développement du marché du luxe au Japon, aux États-Unis et aux Émirats Arabes Unis .


« Nous ciblons une clientèle disposée à payer le prix fort pour se procurer du bon produit » affirme sans ambages la dirigeante d’entreprise .


Toutefois, l'immense fierté qui se lisait sur son visage lors dans la séance de pitch organisée par "Forum Horizons Maroc" au sein de l’Espace Grande Arche de La Défense, résidait dans le fait que BOOSH fait actuellement travailler une vaste équipe d’artisans qualifiés, basés à Casablanca et à Fez pour « produire 300 paires mensuels », mettant ainsi en exergue la dimension sociale de son projet et la valorisation du patrimoine culturel marocain .





ADILSON

Pour se régénérer psychiquement

Inspiré du Japon, ADILSON propose aux utilisateurs de venir s’allonger à l’intérieur de capsules au design futuriste dotées de parois translucides , sorte des " cocons technologiques " paramétrés pour effectuer des siestes de 20 minutes en moyenne et , éventuellement, vivre des expériences multisensorielles de réalité virtuelle pour visiter des contrées lointaines , dans le but de déconnecter leur esprit .

Les raisons d’y croire :

L’ Organisation Mondiale de la Santé (OMS) reconnaît le burn-out comme une maladie, liée à un contexte de travail caractérisé par de l’anxiété et du stress chronique. Ce phénomène touche la grande majorité des pays industrialisés où un bon nombre de chefs d’entreprises, de cadres et d'employés en pleine crise d'hyper-activité sont soumis à la culture du résultat et aux cadences infernales, avec parfois des problèmes d'humeur et de concentration, voire une absence de liens sociaux. Toutefois, le burn-out commence à gagner progressivement les pays émergents et en voie de développement. Un ingénieur en mathématiques appliquées spécialisé en mécanique numérique, Adil Achibane , s’est emparé de cette problématique pour développer des " cabines à sieste " innovantes, expliquant que les endroits appropriés pour utiliser les capsules de sieste Adilson sont « les entreprises, les espaces de coworking, les centres commerciaux, les aéroports, les gares ou les aires d’autoroutes » .





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Par Harley McKenson-Kenguéléwa



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