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RD Congo : une loi "Startup Act" pour faire entrer les start-up innovantes dans la cour des grands

Dernière mise à jour : 6 janv.


Fruit d'une large consultation de l’écosystème entrepreneurial et d’innovation, le "Startup Act RDC" a pour objectif de couvrir tous les besoins des jeunes pousses : exonérations et allègements fiscaux, facilité d'accès aux financements, participation accrue des startups aux commandes publiques, mécanismes d'incitation au capital-risque, simplification administrative etc ... Lors d’une conférence intitulée "Startup Act RDC" qui s’est tenue le 23 Novembre dernier au Pullman Kinshasa Grand Hotel — organisée par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas et la Délégation de l’Union européenne — , ce dispositif juridique a été présenté dans ses grandes lignes auprès d’un vaste auditoire de gens d’affaires et de jeunes entrepreneurs, un événement auquel le webzine CEO Afrique a pu assister en ligne. Plusieurs panélistes en ont également profité pour exposer leurs réflexions et leurs préoccupations.




C’est une petite révolution qui, aujourd’hui, est en train de se produire presque discrètement en République Démocratique du Congo, déclenchée par l’adoption d’une "Startup Act", via l’Ordonnance-Loi n°22/030 du 08 septembre 2022 relative à la promotion de l’entrepreneuriat et des startups. Ce renforcement du cadre juridique lié aux sociétés a pour but de créer une environnement global favorable au développement des jeunes pousses technologiques et, plus globalement, devenir à terme une nation de créateurs d’entreprises.


SEM Jolke Oppewal, ambassadeur des Pays-Bas en RD Congo, ne cache pas son enthousiasme : « Pour que de nouvelles start-up naissent, réalisent pleinement tout leur potentiel et puissent prospérer, il était nécessaire d’élaborer une législation solide. Nous sommes extrêmement fiers d'avoir travaillé, ces dernières années, en étroite collaboration avec le gouvernement congolais et accompagné le secteur privé, les startups, les incubateurs et toutes les autres parties prenantes concernés par la mise en place du Startup Act congolais. Ce Startup Act a pris forme et vie lentement mais sûrement, grâce en partie au soutien de la fondation i4Policy qui a su mettre à contribution sa vaste expérience et ses profondes connaissances en la matière acquises dans d’autres pays africains. Cela a vraiment été un processus participatif, inclusif et co-créatif [ ... ]».


Un discours introductif, rempli de passion, auquel a souscrit Félix Mangwangu, CEO de Ishango Startups Center et co-fondateur de Kinstartup Academy : « Quand l’initiative a été lancée, il n’y avait que quelques incubateurs qui ont constitué une force de proposition pour le gouvernement. Quelques temps après, ces derniers avaient été rejoint par pleines d’autres structures etc ... C'est assurément une source de fierté et de grande satisfaction de voir l’écosystème entrepreneurial congolais en train de se structurer et prendre conscience que la plus grande richesse dont recèle la RDC est le capital humain et particulièrement cette jeunesse susceptible de pouvoir mener les start-up congolaises vers les sommets » .


De son côté, Maeva Kpadonou, consultante au sein de la fondation i4Policy, fait remarquer que le "Startup Act" figure « parmi les seules lois du continent qui donnent l’occasion de faire asseoir autour de la même table une pluralité d'acteurs — membres du gouvernement, secteurs public et privé, société civiles, universités, communautés locales etc. — afin d’aborder les difficultés et défis qui se posent à l’écosystème entrepreneurial local, dans le cadre d’un dialogue ouvert, durable et pérenne entre les différentes parties prenantes. Et la RDC n’a pas été une exception ».


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