Les milieux d’affaires français et leurs homologues ivoiriens cherchent à renforcer leurs liens

Dernière mise à jour : 24 oct.


Les représentants des communautés d'affaires ivoiriennes et françaises plaident pour un partenariat renforcé, une association plus équitable et une collaboration pérenne.

"Développement du secteur privé en Côte d’Ivoire, quel impact sur les flux d'affaires avec les entrepreneurs français ?" : Tel a été l’intitulé de l’atelier qui s’est tenu le 6 Octobre dernier depuis l'AccorArena Paris dans le cadre du salon "Big 2022" — organisé par Bpifrance — , un événement auquel le webzine CEO Afrique a assisté en ligne.




Côté français, on y trouve Étienne Giros, président du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique). Au niveau ivoirien, étaient présents, entre autres, Jean-Marie Ackah, président du CGECI (Confédération Générale des Entreprises des Entreprises de Côte d'Ivoire) et Hafou Touré Samb, fondatrice du cabinet de conseil en stratégie HTS Partners portant également la casquette de directrice de cabinet adjointe au Ministère ivoirien de la Promotion des PME de l'Artisanat et de la Transformation du Secteur Informel. Lors d’un atelier qui s’est tenu le 6 Octobre dernier à l'Accor Arena de Paris pour sa 8ème édition, dans le cadre de l’événement "Bpifrance Inno Génération", ce groupe de panélistes invités ont eu l’occasion d’exposer leur vision du développement du secteur privé en Côte d’Ivoire, sous le prisme des relations d’affaires entretenues entre les entreprises de cet État d’Afrique de l’Ouest et et celles de la France.


Le responsable du patronat ivoirien, Jean-Marie Ackah, qui a vanté les opportunités qu'offre son pays aux investisseurs, a également insisté sur le rôle de "tête de pont" que la Côte d’Ivoire peut jouer en direction de la sous-région de l’Afrique de l’Ouest : « La Côte d'Ivoire, actuellement dotée d’une population de 30 millions d’habitants, atteindra à coup sûr les 40 millions d'habitants en 2035. Elle fait elle-même partie de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) comprenant huit pays et représentant plus de 100 millions d'habitants au sein d’une autre zone un peu plus large, la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), qui totalise plus de 300 millions d'habitants... C’est cet aspect sur lequel nous devons porter encore plus notre attention [ ... ]. Dès lors, la question se pose de savoir comment les entreprises françaises peuvent se mettre en meilleure position pour capter ces opportunités de marché » .


Une assertion à laquelle souscrit le président du CIAN, Étienne Giros : « La Côte d'Ivoire a su doubler son PIB et donc son potentiel de croissance en 10 ans. Cela constitue le meilleur argument pour s’y implanter ! ».


 

Lire aussi : Investir en Côte d’Ivoire : un pays dans les starting-blocks de l’émergence

 

Troisième économie de l’Afrique de l’Ouest


Forte d’un taux de croissance de 7 % en 2021 et d’une stabilité politique retrouvée (après plusieurs années de crises politiques), la Côte d’Ivoire fait partie des destinations favorites des investisseurs sur le continent. Le pays, troisième économie de l’Afrique de l’Ouest, avec un PIB de 58,99 milliards d'euros selon la Banque Mondiale, est quasiment au coude à coude avec le Ghana ( PIB de 65,61 milliards d’euros), autre destination phare du continent et deuxième économie de la sous-région.


Les relations commerciales bilatérales attestent d’un climat relativement bon, par rapport à celles entretenues avec beaucoup d’autres pays d'Afrique. Ainsi, selon les données de la Direction général du Trésor, la Côte d’Ivoire est le second client de la France dans la partie subsaharienne du continent, avec des exportations françaises évaluées à 1,4 milliard d’euros en 2021, derrière l’Afrique du Sud, les produits pharmaceutiques constituant le premier poste de ventes de l’Hexagone, suivis des produits à base de tabac et des céréales. Parallèlement, au cours de la même année, le montant des importations françaises en provenance de la Côte d’Ivoire, composées en grande partie de cacao, de fruits tropicaux et de plantes à boisson, a atteint à 1,1 milliard d’euros.

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