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Maroc : les ressorts d’une puissance commerciale en pleine transformation

13 août
8 min de lecture

Longtemps identifié à ses exportations agricoles, à ses phosphates et à sa proximité avec l’Europe, le Maroc a progressivement changé de profil. Automobile, aéronautique, engrais, agro-industrie, logistique portuaire : le Royaume s’est inséré dans plusieurs chaînes de valeur mondiales tout en renforçant son ancrage africain. Tanger Med en est devenu le symbole logistique. Mais derrière cette réussite se dessine un paradoxe : en 2025, les exportations ont progressé moins vite que les importations et le déficit commercial s’est creusé. Le prochain défi du modèle marocain sera donc moins d’attirer les flux que d’en capter davantage de valeur.


Tanger, deuxième pôle économique et industriel du Maroc


La transformation du commerce extérieur marocain, c’est d’abord une histoire de diversification. En 2025, les exportations de biens du Royaume ont atteint 469,075 milliards de dirhams, contre 456,342 milliards un an auparavant, soit une progression de 2,8 %, selon l’Office des Changes. Dans le même temps, les importations ont bondi de 8 %, à 822,223 milliards de dirhams. Résultat : le déficit commercial s’est creusé de 15,8 %, tandis que le taux de couverture des importations par les exportations a reculé de 2,9 points. Pris isolément, le chiffre du déficit pourrait donner l’image d’une économie encore structurellement dépendante de l’extérieur. Mais ce serait passer à côté du changement de nature des exportations.

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