Journalisme, activisme, militantisme : où s'arrête l'engagement, où commence la confusion ?
Défendre une cause, dénoncer une injustice ou documenter les abus de pouvoir : le journalisme n’a jamais été totalement étranger aux combats de son époque. Mais lorsque la volonté de convaincre prend le pas sur celle d’établir les faits, la frontière entre enquête, plaidoyer et propagande devient plus difficile à discerner. En Afrique où les médias évoluent souvent sous de fortes contraintes politiques et économiques, cette ambiguïté pose une question essentielle : comment s’engager sans renoncer à l’indépendance éditoriale ?

Crédit photo : ©CEO Afrique / Harley McKenson-Kenguéléwa
Le débat revient régulièrement dans les rédactions, les écoles de journalisme et les espaces numériques : un journaliste peut-il défendre une cause sans compromettre sa crédibilité ? Doit-il rester à distance des controverses qu’il documente, ou peut-il assumer une position face aux injustices, aux discriminations et aux abus de pouvoir ? La question est moins simple qu’il n’y paraît. Elle repose sur une représentation du journalisme comme activité parfaitement neutre, exercée par des observateurs qui seraient extérieurs à la société qu’ils décrivent. Or, choisir un sujet, identifier les personnes à interroger, sélectionner les documents pertinents et décider de la place accordée à une information suppose toujours des arbitrages. L’objectivité consiste donc à les soumettre à une méthode, à des règles professionnelles et à une exigence de transparence.
Vous souhaitez en lire plus ?
Abonnez-vous à ceoafrique.com pour continuer à lire ce post exclusif.



