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Le géant américain du VTC Uber quitte le Nigeria : les dessous économiques d’un départ

2 sept.
9 min de lecture

Dernière mise à jour : 6 oct.


Uber cesse ses activités au Nigeria, douze ans après avoir lancé son service à Lagos. Le retrait intervient en outre le jour même où la plateforme annonce une vaste restructuration mondiale. Alors que ses rivaux se disputent désormais les chauffeurs et les passagers laissés sur le marché, une question dépasse le seul cas nigérian : pourquoi un marché de la mobilité numérique en croissance n’a-t-il pas permis à Uber de construire une activité suffisamment robuste pour y rester ?




La scène est presque symbolique. Le 2 septembre 2026, Uber met fin à ses opérations au Nigeria, là où tout avait commencé douze ans plus tôt. En 2014, la plateforme américaine avait choisi Lagos comme première porte d’entrée sur le marché nigérian avant de s’étendre notamment à Abuja. Deux ans après son lancement, Uber annonçait avoir déjà facilité plus d’un million de trajets à Lagos et revendiquait environ 9 millions de kilomètres parcourus depuis son arrivée dans le pays. L’entreprise disait également avoir créé plus de 1 000 opportunités économiques en 2015. Le symbole est d’autant plus fort que le Nigeria constitue l’un des marchés les plus importants du continent africain par sa population, son urbanisation et la profondeur de son économie numérique. Pourtant, la taille d’un marché ne garantit ni sa rentabilité ni la pérennité d’un modèle d’affaires.

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