• Harley McKenson-Kenguéléwa

L’Algérie, un gigantesque potentiel de développement sous-valorisé

Mis à jour : févr. 15


Une localisation stratégique, des efforts consentis en matière d’infrastructures, une pléthore de secteurs porteurs, une dynamique des échanges commerciaux avec son partenaire historique ... Autant d’arguments qui font de l’Algérie une destination business en devenir pour des dirigeants d’entreprise et des patrons de start-up en quête de nouvelles opportunités d’investissement. Mais ce pays d’Afrique du Nord ne doit pas relâcher ses efforts car de nombreux défis l’attendent.

Au cours d’un webinaire modéré par Denis Bergé, intitulé " Algérie, un potentiel inexploité ", un panel d’experts et de personnalités issues du monde politique, entrepreneurial ou associatif, dont ont fait partie Yacine Oualid (Ministre délégué, chargé des Start-up et de l’Innovation en Algérie), Nazim Sini (Délégué régional de la Chambre Algérienne de Commerce et d'Industrie en France), Jean-Luc Chauvin (Président de la CCI métropolitaine Aix-Marseille-Provence), Samir Abdelkrim (Fondateur d’Emerging Mediterranean), Tadjeddine Bachir ( Président du Groupement Algérien des Acteurs du Numérique - GAAN), Anis Abassia (Coordonnateur GAAN) et Yves Delafon (Président d’AfricaLink), ont dévoilé les attraits du pays pour le tourisme d'affaires.

Le webzine CEO Afrique, qui a visionné en ligne cette e-conférence, en a tiré les éléments les plus pertinents concernant les interventions des participants et a aussi énuméré les leviers qui pourraient améliorer de manière substantielle le climat des affaires en Algérie .



L'Algérie ambitionne de s’ouvrir plus largement au tourisme d’affaires. Parfois boudée, voire méconnue des entreprises souhaitant organiser des événement professionnels ou envisager des projets d'implantation, ce pays du Maghreb possède pourtant un certain nombre d’atouts majeurs susceptibles de séduire les voyageurs d’affaires. Ce sujet a constitué le fil conducteur de la web-conférence organisée le 28 Janvier dernier par le réseau AfricaLink, sous le thème "Algérie, un potentiel inexploité ", au cours de laquelle les participants ont affûté leurs arguments.


« L’Algérie est un géant de la méditerranée qui pourrait être comparé à l’un des dragons d’Asie, dont les économies très dynamiques tirent leur croissance de la région. Le pays a le potentiel pour endosser ce rôle dans la région MENA [ Middle East and North Africa, NDLR] » s’enthousiasme, d’entrée de jeu, Nazim Sini, délégué régional de la Chambre de commerce et d’industrie algérienne en France et expert des questions économique en zone Méditerranée.


Des infrastructures "business-friendly"


La capitale Alger, où siègent les fleurons nationaux tels que l’entreprise pétrolière & gazière Sonatrach, le distributeur de produits pétroliers Naftal ou le conglomérat agroalimentaire Cevital, et au sein duquel se trouve également le quartier d'affaires de Bab Ezzouar, est la figure emblématique d’un pays qui semble vouloir à tout prix aller de l’avant. D’une manière générale, quelques villes offrent des infrastructures susceptibles d’accueillir des événements d’entreprises. Alger abrite le Centre international de Conférences (CIC) Abdelatif Rahal, dont l’auditorium ICOSIUM est doté d’une capacité d’accueil de 6000 places. A Oran, certains établissements, à l’instar du Méridien Oran Hotel & Convention Centre, du Sheraton Oran Hotel ou Royal Hotel Oran, peuvent pour leur part, accueillir jusqu’à respectivement 3000, 800 et 120 places .



Par ailleurs, les investisseurs étrangers louent la position stratégique du pays en tant que porte d’entrée aérienne ou maritime de l’Afrique.


« Patrons de TPE & PME marseillaises, l’Algérie est faite pour vous ! Vous disposez d’un avantage concurrentiel par rapport à la proximité géographique : vous pouvez quitter le territoire le matin et revenir le soir en Algérie » soutient Nazim Sini.


Une déclaration qui amène à mettre en exergue les récents travaux de rénovation de la piste principale de l’aéroport international d’Alger Houari Boumédiène — premier aéroport africain en terme de capacité, soit près de 22 millions de passagers par an — renforçant ainsi la sécurité du trafic aérien.


Des secteurs porteurs de croissance qui peuvent stimuler les velléités entrepreneuriales


L'Algérie cherche à diversifier son économie et les opportunités d'investissement sont multiples. Les secteurs porteurs à haute valeur ajoutée se concentrent autour du la pétrochimie, l’industrie mécanique, le numérique & le digital, l’e-santé et le para-médical. Par ailleurs, l’Algérie possède le territoire le plus vaste du continent (environ 2,4 millions de kilomètres carrés)… Et donc des besoins en transport & logistique uniques .


« Il existe un projet transafricain de " route Transsaharienne " qui relie Alger à Lagos, long d'environ 4800 kilomètres, traversant le Mali, le Niger, le Nigeria, le Tchad et la Tunisie. Ce projet est supposé être opérationel en 2025 » relève Nazim Sini.


Autres secteurs clés : l’industrie agroalimentaire et le BTPH (bâtiment, travaux publics et hydraulique). Le pays constitue l’un des plus grands marchés sur le continent. Fait marquant et incontestable à ne pas négliger : Ce sont toujours les hydrocarbures qui dynamisent l’ensemble de l’économie nationale et qui constituent le premier poste des ressources budgétaires, émanant du commerce extérieur pour cet État membre de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), avec l’Italie, la France, l’Espagne, les États-Unis et le Brésil en tête. Mais cette dépendance s’avère ruineuse, eu égard à la pandémie de Coronavirus


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Des entreprises françaises déjà solidement implantées


« Il me parait essentiel de maintenir, voire de développer davantage les liens économiques entre nos deux territoires [ ... ]. Il est nécessaire aujourd’hui qu’on décuple nos atouts et nos forces pour le développement de nos économies [ ... ] » plaidoie fortement Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de Commerce et d'Industrie d’ Aix-Marseille-Provence.


Pas moins de 450 entreprises hexagonales se sont déjà installées en Algérie, selon la direction générale du Trésor Français. Parmi elles : des fleurons de l’économie tricolore comme AXA Assurance, Danone ou AccorHotels, ainsi que des PME comme Poma, l’un des géants mondiaux du transport par câbles , le groupe "Avril ", leader de la nutrition animale et des huiles alimentaires , la société IP3 Concept spécialisée dans la conception de machines destinées à fabriquer des palettes en carton et des start-ups innovantes, à l’instar de la plateforme de covoiturage Karos . Toutes ces sociétés emploient plus de 40 000 personnes sur le territoire.

Un exemple concernant les clefs du succès d'une implantation réussie : celle de Lesieur, une entreprise agroalimentaire qui produit et commercialise des huiles et sauces dont la première usine a été construite en 2018.


« Avant son implantation en Algérie, sur la période 2010-2015, Lesieur générait 6 millions d’euros de chiffres d’affaires. Dès la première année d'activité de son usine, résultant de la collaboration avec un partenaire algérien, le chiffre d’affaires s’élève à 22 millions d’euros [ ...] » explique Nazim Sini.


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Un pouvoir d’achat parmi les plus élevés par rapport à ceux d’un bon nombre d’États africains


L’Algérie fait partie des pays d’Afrique qui détiennent le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) le plus élevé, soit 171 euros (contre 209 euros au Maroc et 195 en Guinée Équatoriale).


« [ ... ] Le Revenu Médian par mois est d’environ 1000 euros par foyer. L’Algérie possède le plus fort taux de classes moyennes au Maghreb. Comparativement au Maroc et à la Tunisie, nous avons 70 % de classes moyennes » précise Nazim Sini. Des chiffres qui permettent donc aux entreprises de distribution de trouver aisément des débouchés. Sans surprise, les denrées alimentaires, les produits électroniques, les cosmétiques et les décorations & ameublements concentrent à eux seuls les principaux achats effectués par les Algériens


« C’est dire le poids de l’industrie agro-alimentaire qui ne connaît pas la crise en Algérie. 80% des achats se font en supérettes, 15% dans les grandes surfaces de type supermarché et les Malls accaparent 5% des achats des Algériens » ajoute le consultant.


De plus, l’Algérie est un excellent tremplin vers toute la zone MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) qui représente un marché de 464 millions de consommateurs.


La mobilisation de tout un pays


Toutes ces données flatteurs évoquées ci-dessus ne doivent pas faire oublier la marge de progression à réaliser au niveau de l’amélioration de l’environnement des affaires. D’après le rapport Doing Business 2020 de la Banque mondiale, qui évalue la situation des entreprises du monde entier, « l’Algérie est placée en 157 position sur 190

pays et régions » rappelle Nazim Sini. Une piètre performance, si l’on considère que le trio de tête des pays d’Afrique ayant accédé à une meilleure position que l’Algérie est l’Île Maurice (13e), le Rwanda (38e) et le Maroc (53e), toujours d’après selon cet indice, qui évalue à partir de différents indicateurs la réglementation des entreprises.


L’Algérie a quelques atouts pour porter une dynamique entrepreneuriale forte et, de toute évidence, son écosystème Tech regorge de talents exceptionnels.


« Il y a des exemples de success stories de start-up algériennes qui ont réussi à s'imposer, à l’instar de "Ouedkniss" qui est en quelque sorte l’équivalent du "Bon Coin" en France, l’application de mobilité et de covoiturage Temtem One ou la plateforme de recrutement en ligne Emploitic.com qui a récemment généré un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros » témoigne Anis Abassia , coordonnateur du GAAN ( Groupement Algérien des Acteurs du Numérique) et consultant en stratégie digitale.


Samir Abdelkrim, fondateur du sommet Emerging Valley et expert de l'innovation africaine, abonde dans ce sens, citant au passage « Yassir, une très belle start-up algérienne qui a réussi à lever des fonds auprès d’ Y Combinator, le meilleur accélérateur au monde » .


Au niveau africain, force est de constater que le dynamisme entrepreneurial de l’Algérie est à relativiser.


« En 2019, les start-up de l’ensemble du continent africain ont levé au total 2 milliards de dollars, ce qui constitue un bond par rapport aux années précédentes. Derrière ces chiffres, se cache une autre réalité. Les levées ne se concentrent que sur trois pays principalement : l’Afrique du Sud, le Kenya et le Nigéria. Les start-up de la région Maghreb, dont l’Algérie n’ont attiré que 19 millions de dollars, c’est-à-dire à peine 1% des transactions » observe Samir Abdelkrim.


En premier lieu, le défi pour l’Algérie consistera à se recentrer sur la croissance de ses startups en activant tous les leviers de financement. Les autorités, sous l’impulsion du Ministre délégué chargé des start-up et de l’innovation, Yacine Oualid, ont donc mis sur pied un fonds d’investissement baptisé "Algerian Startup Funds ", lancé en Octobre 2020, ce qui permettrait pour ces projets de monter en ambition et en ressources et de croître.


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Deuxièmement, il convient de noter que les acteurs du paysage de l’accompagnement — incubateurs, accélérateurs, pépinières d’entreprises — ont toujours eu des répercussions quantifiables sur la performance des jeunes pousses. De ce fait, des structures d’appui comme Sylabs et Incubme peuvent bien entendu jouer un rôle crucial dans la dynamisation de l’écosystème entrepreneurial local et en faire une place de choix au niveau continental. Mais en opérant à l’échelle internationale, elles sont en mesure de décupler leurs résultats. D’où la tenue du sommet digital "Emerging Mediterranean" en Décembre 2020 à Marseille, dont le programme d'accélération va permettre aux startups candidates d’entamer de façon rigoureuse les phases de mise à l’échelle.


« Au cours du sommet Emerging Mediterranean, nous avons sourcé les meilleures start-up à impact,de la Tech for Good, en provenance d’Algérie, de Tunisie, du Maroc, de Mauritanie et de Libye. Nous avons reçu plus de 227 candidatures, déclare, pas peu fier, son fondateur Samir Abdelkrim. Nous en avons accéléré 30 dans les Bootcamps des deux rives. Il en est ressorti 10 finalistes, dont 2 start-up algériennes : Brenco Engineering & Consulting [ COO : Sofiance Boudjema, NDLR] une très belle application d’e-santé pour l’auto-diagnostic contre la Covid-19 et le lauréat, YSA MED TECH [co-fondateur : Mourad M. Benosman],spécialisé dans le traitement des douleurs chroniques par la lumière pulsée [ ... ]. Par ailleurs, la première entreprise du pays, SONATRACH, contribue à faire éclore des start-up locales, avec la création d’un incubateur au sein de l’université de Ouargla » .


Un autre enjeu réside dans la facilitation des démarches administratives, la simplification réglementaire ou l’aide au montage de dossiers dans le cadre, par exemple, de demandes d’autorisations ou d’agréments pour exercer certaines activités .


« Il y a des blocages administratifs " terribles " » concède Yves Delafon, président du réseau d’entrepreneurs Africalink et banquier, faisant sans doute allusion à son expérience du terrain.


Plus nuancé, Nazim Sini euphémise et souligne les efforts déployés par les pouvoirs publics:


« Les porteurs de projet pourront créer leur entreprise directement en ligne au courant de l’année 2021. Une version Bêta de la plateforme est actuellement en phase de test [ ... ]. La télédéclaration auprès de CNAS, l'équivalent de l’URSSAF qui permet aux chefs d’entreprise d’éviter de perdre de temps [ ... ] L’ouverture de compte bancaire se fait en 24 heures [ ... ]. Il est possible de réaliser une domiciliation postale de son entreprise directement dans un centre d’affaires, auprès d’ un notaire, un avocat ou un commissaire au comptes [ ... ] ».


Ajouté à tout ceci, des déconnexions intempestives d’Internet, résultant de coupures de connexion ou de la lenteur de navigation. Il est difficile dans ces conditions, pour des startups innovantes en quête de reconnaissance ou de visibilité internationale, de fixer des objectifs réalistes.


« L’Algérie fait quatre fois la superficie de la France; il est donc difficile de couvrir tout le territoire national. L’opérateur Algérie Telecom effectue actuellement d’importants travaux d’entretien et maintenance du réseau afin d’améliorer la qualité d’Internet [ ... ] » rassure Tadjeddine Bachir, président du GAAN Algeria , le Groupement Algérien des Acteurs du Numérique.


Même son de cloche du côté de Nazim Sini, attestant que « l’Algérie paye les sous-investissements qu’elle n’a pas réalisés dans les années 2000-2010. Mais elle est en train de rattraper son retard grâce aux efforts consentis par Algérie Telecom et l’ensemble des professionnels qui œuvrent dans ce secteur ».


Un point qui mérite toutefois d'être mentionné : À la date du 30 Septembre 2020, le taux de pénétration Internet en Algérie a atteint 58% , des chiffres légèrement au dessus de la moyenne africaine (39,3%), selon les données d'Internet World Stats.


Une note positive à relever, pour conclure : la révision de la règle dite 51/49% qui fixe le seuil de la part de participation d'un investisseur étranger dans une société locale, un véritable goulet d’étranglement pour les partenaires commerciaux internationaux les plus audacieux.


« Au départ, la loi 59/49 avait été conçue pour protéger l’économie nationale algérienne. Désormais, en tant qu’investisseur étranger, vous pouvez être détenteur d’une entreprise algérienne à 100% et rapatrier vos dividendes ou vos bénéfices, à condition de vous acquitter de l’ensemble des taxes et impôts de vigueur. La loi 59/49 demeure applicable aux domaines dits "stratégiques" que sont les secteurs des télécoms, l’industrie de l’armement , l’aéronautique et tout ce qui touche aux activités pétrolières, gazières et minières » précise Nazim Sini.


La suppression de la règle 51/49 témoigne donc de la volonté des autorités d’apaiser les inquiétudes des investisseurs, donnant des signes encourageants allant vers une amélioration du climat des affaires.


C’est à présent vers l’avenir que l’Algérie braque son regard. Elle ambitionne de devenir l’un des centres régionaux les plus dynamiques dans le domaine du numérique et de l’innovation au même titre que le Maroc ou la Tunisie.


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« [ ... ] On voit qu’il y a une forte volonté politique. Des mesures incitatives, destinées aux start-up algériennes, sont en cours de maturation, en matière de taxe réglementaire, de capital-risque, de facilitations financières ou d’exonérations fiscales. Les pouvoirs publics ont récemment mis en place un Comité mixte composé de représentants du Ministère de l’Éducation Nationale , de représentants du Ministère de l'Enseignement supérieur & de la Recherche scientifique et ceux de l’Industrie avec de rapprocher les étudiants du monde de la recherche, de telle sorte que le label "Innovate Algeria" rayonne localement, régionalement, et à l’international » affirme Samir Abdelkrim, avec un brin d’optimisme.



Par Harley McKenson-Kenguéléwa


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