Casablanca, une destination d’affaires star qui se réinvente

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Casablanca, une destination d’affaires star qui se réinvente

Casablanca, capitale économique du Maroc a su se différencier de la plupart des grandes métropoles africaines, avec une offre attractive proposant une diversité d’infrastructures orientées " business " et un climat privilégié propice aux rencontres professionnelles.

 

 

                                                               crédit photo : ©Casa Anfa

 

Créer des opportunités, approcher les leaders d’opinion, transmettre et partager son expertise, réseauter, prospecter etc ... : La quatrième édition des Rencontres Africa ouvrira ses portes à partir du 21 Octobre 2019 au Centre International de Conférences Mohammed VI à Skhirat au Maroc et attend impatiemment ses visiteurs ! En attendant, la plateforme d’information CEO Afrique, partenaire associé Média de cet événement, vous offre, le temps de quelques minutes de lecture, un panorama unique sur une autre ville située à une soixantaine de kilomètres de cette cité balnéaire : Casablanca, destination particulièrement privilégiée par les investisseurs internationaux, confirme sa place parmi les grandes villes d’afrique disposant de nombreux atouts qui permettent d’accueillir les évènements business tout au long de l’année et qui répondent précisément aux nouvelles attentes des voyageurs d’affaires.

 

 

Accès aux compétences et capacité d’innovation

 

Plus de cinq millions d’habitants et une contribution à hauteur de 32% au PIB (selon une note du Haut Commissariat au Plan relative aux comptes régionaux), soit un PIB supérieur à ceux de l’Ouganda ou la Zambie ! Casablanca et sa région représentent bien plus qu’une simple agglomération : elles constituent le vrai gros poumon économique, regorgent à coup sûr le plus grande nombre d’entreprises pourvoyeuses d’emplois hautement qualifiés dans le royaume et possèdent de ce fait toutes les caractéristiques d’une métropole au niveau des standards internationaux, en matière de climat des affaires . Rien d’étonnant à ce qu’investisseurs et entrepreneurs de toutes les régions du monde y débarquent pour développer leur activité. Cette ruée vers la " City " est d’autant plus importante pour la communauté French Tech locale créée au courant du mois du Juillet 2019, dont l’objectif est de connecter la ville à d’autres écosystèmes numériques du monde et d’accompagner l'émergence de nouveaux champions nationaux.

 

 

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Les profils d’ingénieurs IT étant les plus courtisés par les employeurs à Casablanca selon les cabinets de recrutement, on peut considérer que les secteurs d’activité à forte valeur technologique apparaissent aujourd’hui comme faisant partie des principaux pôles de croissance, la métropole se voyant ainsi comme l’un des épicentres de l’économie numérique et centres névralgiques de la Recherche & Développement ( LPRI : Laboratoire Pluridisciplinaire de la Recherche et de l'Innovation ...) aux côté de Rabat ( SmarTiLAB ... ) ou Marrakech (Moroccan Foundation for advanced science, innovation and research ... ), villes majeurs d’un pays qui se hisse à la première place en Afrique en terme de nombre de chercheurs (35000), si l’on se réfère au dernier rapport de l’Unesco évaluant l’investissement des pays dans la R&D, et au troisième rang  des nations les plus innovantes sur le continent derrière l’Afrique du Sud, d'après l’édition 2019 de l’Indice mondial de l’innovation.

 

Les investissements dédiés à la R & D sont systématiquement scrutés à la loupe, compte tenu du fait que ceux sont eux qui dévoilent la capacité d’une ville à alimenter en permanence un vivier de talents de très haute qualité, animés de l’esprit de créativité, d’innovation et d’entreprise.

 

 

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Casablanca évolue sur un théâtre que le libre-échange a rendu mondial, avec des compétiteurs de très haut niveau qui sont également des partenaires constructifs et impliqués : Le géant des télécoms chinois Huawei, qui a intégré le top 10 mondial des entreprises investissant le plus dans la R&D, y a récemment présenté ses dernières avancées technologiques dans musée Huawei Technologie " Morocco Telecom Summit 2019 ". Une initiative susceptible de favoriser la créativité, stimuler l'imagination et inventer des idées nouvelles localement.

 

Même si Casablanca n'a pas encore atteint un score relativement élevé, en comparaison aux grandes métropoles européennes, asiatiques ou nord-américaines pour attirer et retenir des talents, la ville affiche toutefois de bons résultats à l’échelon africain. La capitale économique marocaine est ainsi classée 3e ville la plus compétitive sur le continent en la matière , talonnant Johannesburg (1er) et Tunis (2e), se trouvant par la même occasion juste devant Cape Town ( 4e) si l’on en croit le dernier rapport concernant l'édition 2019 de l’Index mondial sur la compétitivité et les talents  [GTCI :The Global Talent Competitiveness Index, NDLR ], co-produit par l’école de Commerce Insead, le spécialiste de l'intérim Adecco Group et l’opérateur indien de télécoms Tata Communications.

 

Le classement 2019 du cabinet Mercer sur le qualité de la vie place la capitale économique du Maroc septième ville où il fait bon vivre pour les expatriés en Afrique, après Port Louis ( Île Maurice ), Durban (Afrique du Sud), Le Cap (Afrique du Sud), Johannesburg (Afrique du Sud), Tunis (Tunisie) et Rabat, et dans le mou du classement en ce qui concerne les villes les plus chères sur le continent (18e).

 

 

Des infrastructures numériques de haute qualité

 

A l’instar des autres grandes villes du Maroc, Casablanca bénéficie de la fibre optique et de la connexion mobile via la 4 G. Un accès Internet à haut débit est en effet devenu une exigence standard, lors de déplacements professionnels. Une mauvaise ou une absence de connexion au web peuvent isoler les voyageurs d’affaires des flux d'information perçus à leurs yeux comme stratégiques et réduisent leur accès aux possibilités de développer des opportunités commerciales.

 

« Lorsqu’on regarde l’infrastructure Telecom de notre pays — à la fois en 3 G et en 4G —, le Maroc a fait des pas énormes dans ce domaine avec l’installation de la fibre optique, et aussi au niveau des applicatifs à plusieurs niveaux ». avait déclaré Moulay Hafid Elalamy, ministre marocain de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique lors de la 2ème édition de Cyfy Africa le 8 Juin 2019 à Tanger.

 

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Un étude du cabinet britannique OpenSignal montre que le Maroc occupe la 2e place en matière disponibilité de la 4 G et de vitesse de téléchargement moyenne en Afrique, avec un résultat de 77,2% de disponibilité, devançant l’Afrique du Sud et le Kenya. Par ailleurs, l’'équipementier chinois Huawei a récemment signé un accord de partenariat technique avec l’opérateur local Inwi en vue du développement de la technologie mobile de cinquième génération (5G) dans les villes marocaines.

 

 

Investissements étrangers & implantation de sièges sociaux dans les quartiers d’affaires

 

Selon le World Investment Report 2019 établi par la Cnuced (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), le Maroc représente la quatrième terre d’accueil africaine pour les investissements étrangers en terme de nombre de projets, orientés vers les infrastructures, les énergies renouvelables, la finance et l'automobile. Les principaux pourvoyeurs d’IDE dans le royaume chérifien sont la France, l’Espagne, l’Italie, la Turquie, les Émirats arabes unis , l’Arabie saoudite et le Qatar. Mais, la région de Casablanca-Settat concentre à elle seule le tiers de tous les projets au minimum qui réalisent des IDE au Maroc.

 

 

Lire aussi : Le Maroc, champion africain pour les investissements directs étrangers

 

 

Il faudra désormais compter avec Casablanca Finance City (CFC), qui a vu le jour en 2010, placée au cœur de la stratégie des autorités économiques qui veulent faire du Maroc le principal hub de l’Afrique. La promotion de cette plateforme est assurée par des incitations fiscales, des facilités en terme de changes ou de visas de travail. Un pari s'est avéré payant puisque les 184 entreprises membres de la communauté CFC peuvent ou ont déjà pu booster leurs activités sur le continent.

 

 

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Elles ont été nombreuses, les firmes multinationales, à se bousculer au portillon de cette place financière : MasterCard, Société générale, Ford, Wendel, AIG, SAP, OLAM, PricewaterhouseCoopers, Marubeni, Bank Al-Maghrib, Huawei , Orange Middle East Africa, Neo Themis Amethis etc...

Le siège social de CFC Authority se situe au sein de la Tour CFC, un édifice d’une hauteur de plus de 120 mètres carrés, emblème du nouveau quartier d’affaires Casa Anfa , avec une superficie de 350 hectares où s’installeront entre autres des institutions internationales, d'autres multinationales, des hôtels, une clinique et un centre commercial.

 

 

Fondée en 1929, la Bourse des Valeurs de Casablanca est la deuxième plus grande place boursière d'Afrique, après la JSE (Johannesburg Stock Exchange), avec une capitalisation boursière estimée à 60,7 milliards de dollars au 10 juillet 2019, devançant l’Egyptian Exchange (44,6 milliards $ ) et le Nigerian Stock Exchange avec 39,5 milliards $ ( Source : Ecofin) . Les indices de référence utilisés pour mesurer sa performance sont le Masi (Moroccan All Shares Index) , composé des valeurs de type action et le Madex, composé des valeurs cotées au continu. Parmi les 75 sociétés les plus connues, on retrouve notamment le groupe Cosumar spécialisé dans l'extraction, le raffinage et le conditionnement du sucre, Marsa Maroc spécialisée dans l'exploitation de terminaux et quais portuaires, Attijariwafa Bank , Total Maroc, Itissalat Al-Maghrib, Snep et Jet Contractors.

Les détracteurs fourbissent leurs arguments en dénonçant la trop faible liquidité des valeurs sur lesquels les investisseurs ne devraient pas se risquer. Toutefois, le projet d'intégration des 6 bourses africaines, de Johannesburg, Casablanca, Lagos, Nairobi, BRVM à Abidjan et Port-Louis) (African Exchanges Linkage Project ), porté par la Banque Africaine de Développement (BAD), et l’Association des Bourses Africaines (ASEA), pourrait faire changer d'avis même les plus sceptiques.

 

 

 

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Lieu d'influence & rayonnement économique

 

Fort de son statut de meilleur aéroport africain en 2018, ex-aequo avec l’aéroport de Durban, dans la catégorie des aéroports accueillant un trafic aérien entre 5 et 15 millions de passagers par an, l'aéroport international Mohammed V s’est doté en janvier 2019 d’un nouveau Terminal qui doublera sa capacité d'accueil, un atout qui lui permet de devenir un hub régional incontestable au rayonnement mondial. Par ailleurs, Casablanca est la sixième ville la plus fréquentée en Afrique par les touristes, après Johannesburg, sa ville-soeur Marrakech, Le Caire, Nairobi et Lagos.

 

Cependant, force est de constater que la métropole marocaine possède une marge de progression énorme dans l'organisation d’événements business. Elle n’occupe que la 19e place dans les villes africaines avec seulement 6 meetings à son actif en 2018, selon le dernier classement de " l’International Congress and Convention Association " (ICCA), très loin derrière Cape Town en tête du podium avec 42 conventions d’affaires, suivi de Kigali (26 conventions d’affaires) et Marrakech (24 conventions d’affaires).

 

  

 

 

Casa Anfa, qui symbolise la renaissance du centre des affaires, où opèrent déjà Casa Finance Authority la CIMR , Attijariwafa bank et d’autres institutions de premier plan, servira de point d’appui pour renforcer le rayonnement international de Casablanca. Avec l'arabe étant la langue officielle du Maroc et le français en tant que première langue étrangère — ainsi que l’anglais et l’espagnol privilégiés par les offices de tourisme — , la capitale économique du royaume profite aussi d’un avantage linguistique, ce qui facilite aux investisseurs les opportunités d’investissement.

 

             La Tour CFC, abritant  le nouveau siège social de Casa Finance City, dans le quartier d'affaires de Casa Anfa, Casablanca, Maroc. Crédit photo : ©Karim Faidi 

 

 

Qualité de vie urbaine

 

Les mégaprojets sont en mesure de conforter l’égo des Casablancais. Et dans ce domaine, les centres commerciaux arrivent aussi en point d’orgue. Il y a tout d’abord le Marina Shopping Center, ouvert au grand public en Avril 2019, avec pas moins de 150 commerces. Parmi les plus grands complexes commerciaux d’Afrique, nous avons Morocco Mall, inauguré en grande pompes en 2011, qui héberge Adventureland, le premier parc d'attractions couvert à thème à Casablanca dans la ville, et près de 600 marques internationales. Difficile aussi d’occulter Anfaplace Shopping Center. Avec ses 30.000 m2 et près de 80 magasins, le centre commercial, actuellement en pleine rénovation, revendique six millions de visiteurs en moyenne par an et consacre une part importante de ses activités au prêt-à-porter, aux restaurants & loisirs et aux produits high-tech.

 

 

Qualité de l'offre immobilière de bureau

 

Les 1.200.000 mètres carrés destinés à la construction de bureaux (qui abriteront en partie les sociétés labellisés CFC), de logements et équipements dans le quartiers d’affaires de Casa Anfa témoignent du fort dynamisme immobilier. Et le développement ne s’arrêtent pas là, puisque des bureaux et des espaces commerciaux, doivent venir en complément, dans les années à venir, à Sidi Maârouf, un autre quartier d'affaires situé à mi-chemin entre l'aéroport international Mohamed V et le centre de Casablanca. 

 

Le marché du coworking à Casablanca, présenté comme solution alternative est en pleine expansion et s'inscrit désormais dans le paysage de l'offre immobilère de bureau. Ces nouveaux acteurs du secteur, parmi lesquels Commons, Kowork ANFA, Regus, Buzzkito Coworking et l'espace de Coworking de Technopark, proposent des services mutualisés — connexion Internet, salles de réunion, business lounge, domiciliation d’entreprise, organisation de conférences — dédiés aux voyageurs d'affaires nomades adeptes du coworking.

 

 

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 Par Harley McKenson-Kenguéléwa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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