Ces projets d’infrastructures qui vont transformer l’Afrique

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Ces projets d’infrastructures qui vont profondément transformer l’Afrique

Construction ou modernisation des autoroutes et des voies ferrées, extensions des aéroports, émergence de nouveaux gratte-ciels ... l’Afrique s'est transformée en un gigantesque chantier. Toutefois, les pouvoirs publics devront faire face à des défis titanesques et développer des solutions alternatives s’ils souhaitent accélérer la réalisation de tous leurs projets et continuer à s'impliquer dans des politiques de grands travaux.

 

 

Les chantiers fleurissent à différents niveaux et avec diverses échéances dans une Afrique qui bouge et qui ambitionne clairement de jouer sa partition dans la mondialisation : ponts, réseaux ferroviaires, autoroutes, routes à péage, ports maritimes, aéroports, hôpitaux etc... Selon le rapport 2017 du Consortium pour les infrastructures en Afrique [ ICA : Infrastructure Consortium for Africa, NDLR ], les engagements en faveur du développement des infrastructures sur le continent ont bondi de 57,5 milliards d’euros en 2016 à 70,2 milliards d’euros en 2017. Les autorités des différents pays d'Afrique espèrent que ces infrastructures contribueront à booster la croissance économique, créer des emplois permanents, améliorer la qualité de vie et jouer un rôle crucial dans les échanges internationaux.

BTP / Infrastructure : Ces projets qui vont profondément modifier l’Afrique ", tel a été l’un des thèmes de la 3e édition du forum " Rencontres Africa " qui s’est tenue en fin Septembre au Palais des Congrès de Paris, au cours duquel sont intervenus des décideurs africains et des dirigeants européens.

 

Au Sénégal, de gros chantiers ont été achevés ou sont en cours, dont les autoroutes de Dakar-Diamniadio et deThiès-Touba qui ont pour objectif de décongestionner le trafic routier, les centres-villes et permettre ainsi à ces territoires de se développer.

 

« Le Sénégal affiche une forte ambition de croissance [ ... ]. Sur la base de plan de développement du PSE ( Plan Sénégal Émergent), il s’agit de générer plus de croissance et mieux la répartir. Pour créer plus de croissance, il faut d’abord être compétitif. Et la compétitivité, ce sont d’abord les infrastructures qui relient les marchés » explique Abdou Karim Fofana, directeur de l’Agence de gestion du Patrimoine Bâti de l'Etat (AGPBE) du Sénégal.

 

Mathieu Glais, fondateur de la société de conseil PRODEVEMA estime que le processus de passation des marchés pour des projets spécifiques ‘clés en main’ au Sénégal va dans le bon sens avec, en contrepartie, un devoir de transmission de savoir-faire technique et de proposition d’offres locales qui devront avoir des retombées positives sur l’économie du pays.

 

« L’article 81 du code des marchés publics du Sénégal  permet de passer en offre négociée des projets qui ont plus de 50 milliards de francs CFA, des projets stratégiques sur la base d’une clé en main » détaille le PDG.

 

Le Togo n’est pas en reste, avec des projets d’infrastructures notamment dans le domaine du traitement des déchets résiduels.

 

« Nous avons monté à Lomé un centre d'enfouissement technique [ ... ]. Nous allons passer à une phase de tri et de valorisation et nous en assurerons l’exploitation pendant 5 ans avec un partenaire français qui a déjà une solide expérience de gestion des centres de déchets dans l’hexagone » se réjouit Christian Combes, directeur Afrique du groupe de construction et de concessions Eiffage. Ce dernier a également tenu à rassurer sur la volonté du groupe de poursuivre les grands travaux de la future centrale hydroélectrique de Sahofika à Madagascar, « un projet de 200 mégawatts de 600 millions d’euros qui devrait a priori régler le problème énergétique de la grande Île [ ... ] », eu égard aux rumeurs qui circulaient dans le passé concernant le statu quo, voire l’abandon de ce projet.

 

Sofia Bennani, consultante au sein du Groupe Menara, a évoqué entres autres la

« Ligne à Grande Vitesse », faisant allusion au projet de TGV marocain qui a été inauguré le 15 Novembre dernier, le premier train à grande vitesse d’Afrique qui relie désormais la capitale économique, Casablanca, à Tanger, deuxième pôle économique du royaume chérifien.

 

Difficile d’aborder cette thématique sans mentionner d’autres méga-projets tels que Centenary City à Abuja ( Nigeria), une ville construite sur 1 000 hectares de terrain qui sera dotée d’un centre financier, d’un parc technologique, d’un quartier résidentiel et d’hôtels, le hub numérique Konza Technology City, l’un des projets d'infrastructures phares entrepris par le Kenya, la future capitale administrative d'Égypte destinée à désengorger la grande métropole du Caire ou le projet d’exploitation du plus grand gisement de fer du continent, le mont Simandou en Guinée.

 

                             Centenary City,  futur centre-ville d'Abuja, Nigeria.  Crédits : ©Front Range

 

 

Des équipements publics structurants qui restent globalement très insuffisants

 

Dans un bon nombre d’États africains, le secteur privé et les pouvoirs publics se heurtent à la difficulté de trouver de nouvelles sources de financement pour construire des infrastructures, visant à remplacer les actuelles, vétustes et polluantes. Il en existe plusieurs causes. Il y a tout d’abord les lourdeurs administratives et juridiques, du plomb dans l’aile des patrons de banques, de fonds d’investissement et d’autres institutions financières. Alain Kouadio, président du fond d’investissement Kaydan basé à Abidjan, dont le mécanisme de financement repose sur la collecte de l’épargne, est bien conscient de l’immense défi à relever :

 

« Le taux de bancarisation en Côte d’Ivoire est estimé à 17%. Un chiffre qui représente la moyenne dans la sous-région. Cela représente pour le pays une disponibilité d’ environ 250 à 300 milliards de Francs CFA par année, un montant insuffisant pour financer des investissements à long terme, visant à accélérer le développement des infrastructures. Nous avons été confrontés à des obstacles en matière de réglementation : Dans les pays de la zone UEMOA (Union économique et Monétaire Ouest Africaine) lorsque vous faites appel à l’épargne local auprès de plus de 100 épargnants, vous devez obtenir un agrément émanant de l’autorité de régulation. Depuis 3 ans, nous attendons que cette autorité légifère sur la question [ ... ] » déplore le financier ivoirien.

 

Même son de cloche du côté de Benoît Chauvin, directeur Afrique de Colas, une entreprise française de travaux publics spécialisée dans la construction et l'entretien d'infrastructures de transports, qui aurait préféré voir l’ ex-RPE française (Prêt du Trésor concessionnel) participer activement à son aventure africaine.

 

« La RPE ne pouvait pas le faire à cause de sa lenteur administrative, son planning très chargée et ses règles incontournables, regrette ce représentant de la France au conseil d'administration de l'European International Contractors (EIC). Nous nous sommes donc tournés vers un organisme de crédit export anglais, le U.K. Export Finance, grâce à notre présence à l’échelon mondial. Aujourd’hui, nous avons signé un contrat sur lequel nous apportons le financement à travers ce crédit export anglais, beaucoup plus ouvert, plus rapide et moins contraignant ».

 

          La future capitale administrative d'Égypte. Crédits : ©thecapitalcairo.com

 

 

L’homme d’affaires Alain Kouadio pointe également les difficultés liées à la mise en pratique du savoir-faire technique acquise dans les grandes écoles d’ingénierie du bâtiment et des travaux publics.

 

« [ ... ] Depuis 1988, les ingénieurs qui sont sortis des grandes écoles - cela fait donc 30 ans - n’ont presque jamais eu l’opportunité de travailler sur des bâtiments de grande hauteur en Côte d’Ivoire. Seules des mises en situation réelles peuvent produire l’alchimie de la compétence [ ... ] » .

 

Ajouté à ceux-là, le choix des investisseurs potentiels qui examinent les dossiers de projets d’infrastructures, étant motivés principalement par des aspects purement financiers, au détriment d’avantages qui sont directement profitables aux villes, aux pays ou aux sous-régions, tels que la mobilité de la main d’ œuvre, l’intégration régionale ou une meilleure qualité de vie.

 

« Il y a une différence entre les avantages économiques qui sont évidents sur ces projets et la manière dont les financiers les regardent, davantage préoccupés par des problèmes de rentabilité financière que par des des questions d’avantages économiques » nuance Christian Combes, du groupe Eiffage. Il ajoute : « Dans le secteur de l’énergie, les IPP (Independent Power Producer) représentent des constructeurs qui développent des projets extrêmement coûteux en terme de développement [ ... ] et longs à faire maturer. Entre l’idée du projet et le moment où le projet va pouvoir se financer, il va se passer facilement trois ans ».

 

Des pistes de réflexion et des solutions déjà mises en œuvre

 

Les intervenants ont identifié plusieurs pistes d’action à mener pour gérer efficacement les projets d’infrastructures, notamment en matière de transmission des connaissances.

 

« 80 Sénégalais ont été envoyés en France sur le réseau APRR [ APRR : Autoroutes Paris-Rhin-Rhône, groupe autoroutier, filiale d'Eiffage, NDLR ]. Ils sont revenus au pays et ont été eux-même formateurs, chacun dans leur spécialisation. C’est une excellente manière d’effectuer un transfert de technologie » soutient Christian Combes.

 

Benoît Chauvin abonde dans ce sens, en insistant sur la prise en compte de la proximité locale en vue d’être mieux intégré à l’environnement africain

 

« Dans le cas d’un projet minier en Guinée-Conakry, notre entreprise Colas a privilégié le recrutement de cadres et d’employés locaux qui apportent leur compétence, leur expertise et qui ont une meilleure connaissance du terrain. D’ailleurs, notre mobilité régionale a permis à 250 cadres africains, venant de nos centres de formation en Côte d’Ivoire , au Maroc et au Bénin, d’encadrer les travaux en Guinée-Conakry » .

 

Parmi les autres perspectives identifiées, figure l’optimisation de la gestion des ressources financières. Selon Abdou Karim Fofana, il est important d’impliquer tous les maillons et les parties prenantes d'un projet d’infrastructure dans la maîtrise des coûts.

 

« La construction de l’autoroute à péage de Dakar a pris presque 10 ans et a coûté à peu près 380 milliards de Francs CFA. A titre de comparaison la construction de l'autoroute Thiès – Touba a été réalisé en 4 ans et a coûté la même somme ! » constate t-il

 

Pour sa part, Alain Kouadio insiste sur la nécessité absolue de capter les flux financiers qui transitent par les canaux de la téléphonie mobile, servant à effectuer en grande partie des dépenses de loisirs.

 

« Environ 35 % des transactions via l’opérateur mobile Orange Money concernent des dépenses engagés dans le secteur du jeu. On ne parle pas de dépenses d’investissements; mais bel et bien de dépenses liées aux activités ludiques. Si l’on parvenait à capter 5 à 10 % de ce volume d’argent dans le cadre de la collecte de l’épargne, la Côte d’Ivoire pourrait mobiliser d’énormes ressources financières à moindre coût ». assure -t-il.

 

                  Le futur hub numérique Konza Technology City, Kenya. Crédits : ©​ICT Authority Kenya

 

 

Les infrastructures numériques en guise de solution ?

 

Alain Ducass, PDG d’ EnergieTIC et co-president d' X Afrique, a fait entendre une voix discordante parmi les experts qui ont débattu autour des infrastructures, du BTP et de la construction et estime qu’on ne peut pas transposer le même schéma de développement français en Afrique.

 

« Pourquoi ne mettre que du béton ? L’accroissement de la population en Afrique et l’urbanisation sont tels que les pouvoirs publics ne vont pas pouvoir apporter les mêmes solutions qui ont été appliquées en France. Ce n’est pas en créant des écoles ou des hôpitaux avec du béton que l’on résoudra le problème. Certes, les projets de construction de ces infrastructures sont nécessaires. mais leurs capacités d’investissement ne seront pas suffisantes [ ... ]. On fait des routes. Mais il n y a pas d’emplois dans les villages. Ces routes vont surtout faciliter l’ émigration » .

 

Diligenté par la Banque mondiale et le FMI, ce spécialiste de la connectivité, de l'innovation et de la gouvernance numérique a émis quelques recommandations en ce qui concerne l'accessibilité des TIC.

 

« Les techniques de l’e-éducation peuvent multiplier la capacité des infrastructures. Cela nous amène, dans chaque domaine investissement, à d’autres sujets. Nous vivons à l’époque de l’Internet des objets qui peuvent améliorer énormément l’efficacité des réseaux d’eau ou les réseaux d’électricité par exemple. Les technologies numériques sont en capacité de résoudre ces problèmes de façon plus importante».

 

 

 Lire aussiInnovation technologique : enjeux et défis pour les start-up africaines

 

 

La Chine omniprésente en Afrique, en matière de financement des infrastructures

 

La Chine figure parmi les pourvoyeurs de capitaux les plus actifs sur le continent.

 

« Les Chinois arrivent en Afrique avec les offres intégrées les plus complètes, ce qui leur permet de rafler énormément de contrats [ ... ] » a fait remarquer Dounia Ben Mohamed, CEO d'Africa News Agency et modératrice de la conférence.

 

L’Empire du Milieu a été l’origine du regain d’intérêt des investisseurs pour l’Afrique, une région du monde qui recèle plus de la moitié des réserves de la planète de cobalt, de manganèse, de café, de cacao, d’huile de palme, d’or, qui détient du platine et de l’uranium en abondance et qui possède près une partie non négligeable du pétrole vendu sur le marché mondial. Le rush chinois sur les matières premières et le pétrole a mis le continent africain sous les feux des projecteurs et a permis une croissance importante dans plusieurs pays comme l'Angola ou la Zambie. La poussée internationale de la Chine a commencé sur le continent africain, sorte de laboratoire stratégique dès les années 1990. Certains projets de collaboration, surtout en agriculture et en santé, ont même commencé dans les années 1980. Le phénomène est devenu plus évident depuis le début des années 2000. Les compagnies de construction, les minières, les pétrolières et même les entreprises de télécommunications chinoises sont présentes dans presque tous les pays du continent africain. C'est d'abord pour répondre à ses besoins énormes de matières premières que la Chine a multiplié les investissements en Afrique. Le retrait, au cours des dernières années, d’entreprises occidentales a ouvert la voie à des investissements provenant de pays arabes, de Chine, de l’Inde et de la Russie. La Chine, ayant compris que l'Afrique est en train de changer, y commerce et y apporte surtout du capital. Aujourd’hui, on ne compte plus les grandes infrastructures ‘ made by China ’: un pont suspendu de 680 mètres de long construit au-dessus de la Baie de Maputo au Mozambique, une ligne de chemin de fer qui relie la capitale Nairobi à la ville de Mombasa au Kenya, le projet de construction d'un gratte ciel de 345 m en Égypte, la « Nile Tower », le plus haut d’Afrique etc...

Consciente de ne pas avoir su tirer profit des liens privilégiés avec le continent, la France, désormais supplantée par la Chine devenu le premier partenaire commercial, veut changer les modalités de son partenariat pour combler son retard en matière de stratégie face aux Américains, Indiens et Brésiliens. La course aux investissements étrangers dans la région est tellement disputée qu’elle est parfois source de tension diplomatique disproportionnée entre les principaux géants économiques de la planète. Les opérateurs des pays émergents ou des " marchés frontières " ont également compris cette dynamique et se lancent à l'assaut du continent, à l'instar des investisseurs nigérians, sud-africains ou marocains par exemple.

 

« Des promoteurs locaux sénégalais ont réalisé des joints-ventures avec des entreprises chinoises. Mais il y a aussi la BPI qui offre des possibilités de financement , avec du contenu local plus intéressant » ajoute en conclusion Abdou Karim Fofana.

 

 

Par Harley McKenson-Kenguéléwa

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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