• Harley McKenson-Kenguéléwa

Impôts & Taxes sur les Sociétés : les Bons et Mauvais Élèves en Afrique francophone

« L’Etat asphyxie mon entreprise depuis des années avec des impôts qui ne cessent d'augmenter ». Cette phrase, répétée maintes fois par les entrepreneurs issus des pays d’Afrique résonnent en écho dans nos consciences à tous.

En réalité, les réformes conduites par les instances gouvernementales au cours des dernières années ont fait baisser considérablement le fardeau fiscal, mais qui reste toutefois élevé dans l’état actuel chose.

Le cabinet d'audit et de conseil Pricewaterhouse Coopers (PwC) et la Banque mondiale ont réalisé une étude dénommée « Paying Taxes 2016» portant sur l’imposition des bénéfices, l'imposition des dividendes, les cotisations et les charges sociales supportées par l'employeur, l'impôt sur la transmission du patrimoine, la taxe foncière… Sur la base de ce rapport, CEO Afrique a établi un palmarès des taux d’imposition total moyen, pays par pays dans la sphère francophone.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les quelques pays faisant figure de bons élèves ne sont pas forcément les nations considérées comme les locomotives économiques de la zone, ce qui permet de tirer la conclusion selon laquelle un bon écosystème entrepreneurial est également conditionné par une grande facilité d'accès aux sources de financement (banques, business angels, bourse des valeurs, crowdfunding), une multiplicité des incubateurs et accélérateurs, une présence d’écoles de commerce dispensant un enseignement de haute qualité, une capacité d’innovation ou une stabilité politique – et non lié à la simple baisse de la ponction fiscale – . Un patron de start-up préférerait sans doute s'installer dans un pays africain où règne la paix civile, avec un taux d'imposition