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Grandes dynamiques & mutations

Grandes dynamiques et mutations 

Grandes dynamiques et mutations des territoires, influant sur les marchés et les stratégies des entreprises. Une lecture transversale des mutations qui façonnent l’économie africaine, des opportunités qui émergent dans les différents territoires et des évolutions sectorielles qui redessinent les équilibres économiques.

Climat des affaires

Regard des entreprises et des investisseurs

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Le climat des affaires dépend d’un ensemble de facteurs économiques, réglementaires, fiscaux, financiers et institutionnels qui déterminent l’attractivité des territoires et les conditions d’activité des entreprises. CEO Afrique étudie les investissements, la compétitivité, l’accès au financement, la confiance des dirigeants, les infrastructures, la fiscalité, les réformes et les politiques publiques. Cette rubrique propose un éclairage sur le climat des affaires en Afrique, les transformations de l’environnement entrepreneurial et les leviers susceptibles de renforcer l’attractivité des marchés.

Botswana : après les diamants, le pari d’un nouveau climat des affaires

Après des décennies de forte dépendance aux revenus issus des diamants, le Botswana amorce une profonde transformation de son modèle de croissance. Face au ralentissement des recettes minières, le gouvernement entend renforcer le rôle du secteur privé et accélérer la diversification de l’activité productive. Réformes structurelles, amélioration de l’accès au financement, simplification des procédures, évolution du cadre foncier, développement de l’emploi et soutien à l’investissement figurent parmi les principaux leviers mobilisés. L’enjeu consiste désormais à améliorer l’environnement entrepreneurial, stimuler l’initiative privée et renforcer la compétitivité des entreprises. Cette transition soulève une question centrale : le Botswana parviendra-t-il à construire une trajectoire de croissance plus diversifiée, résiliente et moins exposée aux fluctuations de la rente minière ? Une évolution à mettre en perspective avec les tendances économiques du continent africain et les transformations qui redessinent progressivement les grands équilibres du pays.

Côte d’Ivoire : Fitch Ratings relève la notation souveraine, confortant la perception positive des milieux d'affaires

Le relèvement de la note souveraine de la Côte d’Ivoire par Fitch Ratings constitue un signal important pour les entreprises, les investisseurs et les marchés financiers. Une amélioration de la notation de crédit peut modifier la perception du risque pays, renforcer la confiance des acteurs économiques et favoriser de meilleures conditions d’accès aux financements. Elle peut également avoir des répercussions sur le coût de la dette, les flux d’investissements directs, les émissions obligataires et l’attractivité du territoire auprès des capitaux internationaux. Cette évolution mérite ainsi d’être examinée à travers ses effets sur les finances publiques, le financement des entreprises, les perspectives d’investissement et la compétitivité du pays. Un éclairage à mettre en perspective avec les signaux des marchés et des investisseurs, afin de mieux comprendre les transformations du paysage financier régional et leurs implications pour la trajectoire économique ivoirienne.

Abidjan
Afrique du Sud : S&P relève sa note, un signal fort pour des investisseurs encore prudents

Le relèvement de la note souveraine de l’Afrique du Sud par Standard & Poor’s marque une évolution notable dans la perception de la signature financière du pays. L’amélioration de la stabilité énergétique, les efforts engagés sur les finances publiques et l’évolution des perspectives de croissance peuvent contribuer à renforcer la confiance des entreprises, des investisseurs et des marchés financiers. Cette progression de la notation peut également avoir des conséquences sur le coût des financements, la perception du risque pays, les conditions d’accès aux capitaux et l’attractivité auprès des investisseurs internationaux. Dans le même temps, les évaluations plus prudentes de Moody’s et Fitch soulignent la persistance de plusieurs défis structurels et incertitudes. Cette évolution permet ainsi d’examiner les perspectives macroéconomiques des marchés régionaux, ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer les décisions d’investissement et la trajectoire économique sud-africaine.

Cape Town.
Rwanda : comment Kigali veut transformer son climat des affaires en avantage économique

Le Rwanda cherche à renforcer son attractivité auprès des entreprises et des investisseurs en s’appuyant sur un environnement entrepreneurial plus fluide, une administration largement numérisée et un ensemble de réformes destinées à simplifier les démarches. La réduction des contraintes réglementaires, le développement du guichet unique, l’essor de l’investissement privé, les zones économiques et l’amélioration de la compétitivité constituent plusieurs leviers de cette stratégie. Dans un contexte marqué par la taille réduite du marché intérieur et les contraintes liées à l’enclavement, les autorités cherchent également à développer les exportations et à faciliter l’accès aux capitaux. L’objectif est de transformer la qualité des services administratifs et du cadre réglementaire en avantage durable pour les entreprises, l’investissement et la croissance. Une trajectoire qui permet d’observer les évolutions de l’environnement économique régional africain et les nouvelles stratégies mises en œuvre pour renforcer l’attractivité des territoires

Rwanda : comment Kigali veut transformer son climat des affaires en avantage économique
Maroc : comment le Royaume veut transformer son climat des affaires en avantage industriel

Le Maroc cherche à franchir une nouvelle étape dans sa transformation productive en faisant de la qualité de son environnement entrepreneurial un levier de développement industriel. Charte de l’investissement, simplification des démarches, digitalisation des services publics, accès au foncier, financement, énergie renouvelable, infrastructures et compétitivité figurent parmi les principaux axes mobilisés pour attirer davantage de capitaux privés. Cette stratégie vise également à renforcer les chaînes de valeur, accompagner les entreprises, développer les capacités de production et accélérer la montée en gamme de plusieurs filières industrielles. L’enjeu consiste désormais à convertir l’attractivité du territoire en investissements durables, en emplois qualifiés et en gains de productivité. Une transformation qui permet d’observer les dynamiques d’investissement productif et de compétitivité régionale africaine, ainsi que les conditions nécessaires au renforcement de la puissance industrielle du Royaume.

Maroc : comment le Royaume veut transformer son climat des affaires en avantage industriel
Dakar

Après le choc budgétaire et la révélation de l’ampleur des engagements publics, le Sénégal doit relever un défi déterminant : restaurer la confiance des investisseurs et renforcer la crédibilité de sa gestion financière. La transparence des comptes, l’amélioration de la gouvernance budgétaire, la maîtrise du déficit, la soutenabilité de la dette et la mobilisation des recettes constituent des enjeux centraux pour rétablir des équilibres durables. Dans le même temps, l’exploitation du pétrole et du gaz, le financement des entreprises et l’amélioration de l’environnement entrepreneurial peuvent contribuer à soutenir l’activité et à renforcer l’attractivité du pays. La capacité des autorités à rétablir des marges de manœuvre financières tout en préservant l’investissement sera déterminante pour la trajectoire à venir. Cette situation permet d’examiner les enjeux de stabilité économique et de confiance des investisseurs, ainsi que les perspectives de redressement et de transformation du modèle économique sénégalais.

Dakar
Abidjan

La Côte d’Ivoire a déjà consolidé son attractivité auprès des investisseurs et renforcé sa capacité à mobiliser les capitaux privés. Le prochain enjeu réside désormais dans l’amélioration durable de sa compétitivité. Réformes de l’environnement entrepreneurial, développement de l’investissement privé, industrialisation, transformation locale des matières premières, digitalisation, accès au financement pour les PME, infrastructures, formation et capital humain constituent autant de leviers susceptibles d’améliorer la productivité des entreprises. Abidjan cherche ainsi à créer des conditions plus favorables à la production, à l’innovation et à la montée en gamme des activités, tout en renforçant les chaînes de valeur et les capacités industrielles. L’objectif consiste à convertir la dynamique de croissance en gains durables de productivité et en avantages compétitifs pour les entreprises. Une trajectoire qui permet d’examiner les facteurs de compétitivité et de transformation des marchés régionaux africaines, ainsi que les perspectives d’investissement et de développement productif

Abidjan
Le Cameroun veut transformer son potentiel économique en opportunités concrètes

Le Cameroun cherche à convertir ses atouts économiques en une dynamique de croissance plus solide et plus inclusive. Industrialisation, développement énergétique, approfondissement du secteur financier, amélioration de la gouvernance et mobilisation de la diaspora constituent plusieurs leviers susceptibles d’accélérer cette transformation. Le renforcement des infrastructures, la diversification des activités, l’essor de l’investissement privé, la création de valeur locale et le développement des compétences figurent également parmi les priorités pour améliorer la productivité et soutenir l’emploi. La capacité à mieux valoriser les ressources disponibles, à faciliter le financement des entreprises et à renforcer les chaînes de valeur sera déterminante pour accroître la compétitivité du pays. Cette trajectoire permet d’examiner les enjeux de transformation productive africaine et de création de valeur, ainsi que les perspectives liées à l’investissement, aux infrastructures, à l’emploi et au développement durable

Douala — Cameroun
Mieux comprendre l’Afrique pour investir intelligemment : stratégies gagnantes face à la diversité des marchés

Développer ses activités sur les marchés du continent suppose de comprendre leurs spécificités, d’identifier les relais de croissance et d’adapter sa stratégie aux réalités locales. Cette rubrique analyse les opportunités d’affaires, les stratégies d’implantation, les enjeux liés à l’investissement, la transformation digitale, les partenariats locaux, l’accès aux financements et les conditions nécessaires à la réussite des projets entrepreneuriaux. Elle s’intéresse également aux modèles de développement permettant aux entreprises de renforcer leur présence, de structurer leurs opérations et de construire une croissance durable. Une approche qui met en perspective les stratégies d’expansion et les opportunités des marchés régionaux africains, afin de mieux comprendre les leviers permettant aux entreprises d’accélérer leur développement et de consolider leur positionnement sur des marchés en transformation.

Mieux comprendre l’Afrique pour investir intelligemment
Investir en Afrique : les entreprises restent confiantes malgré les incertitudes

Le baromètre des entreprises du CIAN met en évidence des perspectives globalement favorables pour les acteurs implantés sur les marchés du continent, malgré un environnement marqué par plusieurs défis économiques et des incertitudes persistantes. Climat des affaires, perspectives de croissance, investissement, développement des activités et évolution de la demande figurent parmi les principaux sujets suivis par les entreprises. Cette analyse permet de mieux comprendre leurs anticipations, leurs stratégies d’implantation et les facteurs qui influencent leurs décisions à court et moyen terme. Elle met également en lumière les conditions nécessaires pour consolider les investissements, accompagner l’expansion des entreprises et renforcer leur présence sur les différents marchés. Un éclairage qui permet d’examiner les perspectives des entreprises et les dynamiques des marchés régionaux africains, à travers leurs attentes, leurs projets d’investissement et leurs stratégies de développement.

Politiques économiques et décisions publiques

Action, stratégie et décisions de l'État

 

Les décisions publiques constituent un levier essentiel de transformation des marchés et des territoires : réformes structurelles, politiques budgétaires et fiscales, investissements publics, réglementation, infrastructures, soutien aux entreprises, emploi et dispositifs de développement. CEO Afrique analyse les stratégies des gouvernements, les orientations des institutions et les mesures susceptibles de modifier les conditions d’activité des acteurs économiques. Cette rubrique explore les politiques économiques en Afrique, leurs objectifs, leurs évolutions et leurs effets sur la croissance, l’investissement, la compétitivité et l’attractivité des territoires.

Zones économiques spéciales en Afrique : un moteur de développement à double vitesse

Les zones économiques spéciales (ZES) occupent une place croissante dans les stratégies d’industrialisation et de développement productif. Conçues pour attirer les investissements, faciliter l’implantation des entreprises et stimuler les exportations, elles peuvent également favoriser la création d’emplois, le développement des infrastructures et l’intégration aux chaînes de valeur mondiales. Leur efficacité dépend toutefois de leur capacité à dépasser une logique d’enclaves industrielles pour générer davantage de retombées sur le tissu entrepreneurial local, les compétences, les fournisseurs et les territoires environnants. Cette rubrique analyse les modèles de ZES, leurs mécanismes d’attractivité, leurs performances et les conditions nécessaires à leur ancrage dans l’économie réelle. Elle permet ainsi d’examiner les dynamiques d’industrialisation et d’intégration africaines aux chaînes de valeur mondiales, ainsi que les leviers susceptibles de transformer ces pôles spécialisés en moteurs durables de compétitivité et de développement productif

Cotonou

Le Bénin cherche à accélérer sa transformation productive en développant davantage la valorisation locale de ses matières premières et en renforçant ses capacités d’exportation de produits à plus forte valeur ajoutée. La GDIZ s’inscrit au cœur de cette stratégie industrielle, avec le développement de filières telles que le coton, la noix de cajou, le soja, le textile et l’agro-industrie, mais aussi des activités liées à la logistique et aux infrastructures. L’objectif consiste à rapprocher les activités de production, de transformation et d’exportation afin de créer davantage de valeur sur le territoire, de développer les compétences et de renforcer les capacités manufacturières. Cette trajectoire soulève également des enjeux liés aux investissements, aux infrastructures, au financement des entreprises et à l’intégration des producteurs locaux aux chaînes de valeur. Une évolution qui permet d’observer les dynamiques de transformation et de montée en gamme industrielle africaine, ainsi que les conditions nécessaires à l’émergence d’un pôle manufacturier compétitif.

Cotonou
Lomé

Le Togo cherche à faire évoluer les moteurs de sa croissance en donnant une place plus importante à l’industrialisation, à l’agro-industrie, au capital humain, au numérique et à l’investissement privé. Après plusieurs années consacrées au développement des infrastructures, les autorités souhaitent désormais renforcer la capacité productive du pays et favoriser l’émergence d’activités génératrices de valeur, d’emplois et d’exportations. De la Plateforme industrielle d’Adétikopé aux orientations de la nouvelle stratégie de développement 2026-2031, cette trajectoire repose sur plusieurs leviers : amélioration de la productivité, développement des compétences, soutien aux entreprises, transformation des filières et renforcement de l’attractivité du territoire. L’enjeu consiste à construire une croissance davantage fondée sur la production, la montée en gamme et l’investissement privé. Cette évolution permet d’examiner les leviers de diversification et de productivité des marchés régionaux africains, ainsi que les transformations susceptibles de redessiner les perspectives de développement du pays.

Lomé
Lilongwe — Malawi

Le Malawi cherche à sortir d’un cycle marqué par l’endettement, les tensions inflationnistes, les pénuries de devises et une croissance insuffisamment dynamique. À travers le National Economic Recovery Plan (NERP), les autorités souhaitent rétablir des équilibres macroéconomiques plus solides tout en relançant les capacités de production. La réforme des finances publiques, la politique monétaire, le développement de l’agriculture, la sécurité alimentaire, la diversification des exportations, l’exploitation minière, l’investissement privé et la création d’emplois constituent plusieurs axes de cette stratégie. L’enjeu consiste à restaurer la stabilité financière tout en renforçant les bases productives du pays et sa capacité à générer des revenus en devises. Cette trajectoire permet également d’interroger les conditions nécessaires à une croissance plus résiliente, à la réduction des vulnérabilités extérieures et à la transformation du tissu productif. Une analyse des enjeux de stabilisation macroéconomique et de diversification productive, à travers les réformes susceptibles d’influencer durablement les perspectives de développement du Malawi.

Lilongwe — Malawi
Kinshasa

La République démocratique du Congo dispose d’importantes ressources en cuivre et en cobalt, deux minerais stratégiques pour de nombreuses industries, mais leur exploitation ne se traduit pas encore pleinement par une création de valeur locale, des emplois industriels et un développement élargi du tissu productif. Les autorités cherchent ainsi à renforcer la transformation sur le territoire, à développer les chaînes de valeur, à améliorer les infrastructures et l’accès à l’énergie, tout en favorisant le contenu local et une gouvernance plus efficace des ressources naturelles. L’objectif consiste à dépasser une logique centrée sur l’extraction pour accroître les retombées économiques de la filière minière et favoriser l’émergence d’activités industrielles à plus forte valeur ajoutée. Cette stratégie permet d’examiner les enjeux d’industrialisation et de valorisation des ressources naturelles, ainsi que les conditions nécessaires pour renforcer les capacités productives et mieux intégrer le secteur minier au développement économique de la RDC.

Kinshasa
Mbabane

L’Eswatini cherche à faire évoluer son modèle économique afin de réduire sa dépendance aux recettes de la SACU, à la conjoncture sud-africaine et au poids encore important du secteur public. Les politiques engagées visent à consolider les finances publiques, stimuler l’investissement privé et faciliter l’accès des PME au financement, tout en accélérant l’industrialisation et le développement du numérique. L’amélioration des infrastructures, le renforcement des capacités productives et la création d’emplois constituent également des priorités pour élargir les sources de croissance et accroître la participation du secteur privé. Cette stratégie repose ainsi sur une diversification progressive des activités, destinée à renforcer la résilience du modèle économique et à favoriser une croissance davantage fondée sur l’investissement, la productivité et la création de valeur. Une trajectoire qui permet d’examiner les nouveaux moteurs de croissance économique et les stratégies de diversification des marchés régionaux, ainsi que les réformes susceptibles de transformer durablement les perspectives économiques du royaum

Mbabane
Maseru — Lesotho

Le Lesotho aborde une étape importante de sa politique industrielle alors que l’AGOA, dont le dispositif est prolongé jusqu’à fin 2026, demeure un élément majeur pour les exportations textiles vers les États-Unis. La perspective de l’après-préférence commerciale pousse toutefois les autorités à réfléchir à une diversification plus large de l’appareil productif. Développement de nouvelles activités manufacturières, transformation locale, renforcement des chaînes de valeur, accompagnement des PME, infrastructures, énergie, accès au financement et intégration régionale figurent parmi les principaux leviers envisagés. L’enjeu consiste à s’appuyer sur les compétences et les capacités développées dans le textile pour élargir progressivement la base industrielle, accroître la valeur ajoutée locale et favoriser la création d’emplois. Cette trajectoire permet d’examiner les perspectives de diversification manufacturière et d’intégration commerciale, ainsi que les conditions nécessaires au développement d’une base productive plus compétitive et résiliente

Maseru — Lesotho
L’économie africaine en action : des ambitions concrètes aux projets structurants

Le continent connaît une évolution profonde de ses modèles de développement, portée par les investissements structurants, l’innovation, l’industrialisation et le renforcement de l’intégration régionale. Les infrastructures, la transformation locale des ressources, le financement du développement, la coopération économique et les partenariats entre acteurs publics et privés participent à l’émergence de nouvelles capacités productives. Cette rubrique analyse les stratégies mises en œuvre pour accélérer la transformation structurelle, améliorer la compétitivité des territoires et favoriser la création de valeur, tout en examinant les opportunités et les défis liés à cette transition. Elle s’intéresse également aux conditions nécessaires pour attirer les capitaux, développer les entreprises, renforcer les échanges et soutenir une croissance plus diversifiée. Un éclairage sur les grandes transformations des modèles de développement économique, afin de mieux comprendre les dynamiques qui redessinent progressivement les perspectives économiques du continent.

L’économie africaine en action
Grands chantiers, grandes promesses : la Libye à l’épreuve de la reconstruction nationale

La Libye se trouve confrontée à un vaste chantier de reconstruction, avec des besoins considérables dans les infrastructures, l’aménagement urbain, les services essentiels et les équipements structurants. Les investissements engagés ou envisagés pourraient contribuer à moderniser les territoires, soutenir l’activité des entreprises et renforcer les capacités productives, à condition de s’inscrire dans un cadre institutionnel suffisamment solide. Grands projets urbains, infrastructures de transport et d’énergie, diversification des activités, mobilisation des capitaux et développement des compétences figurent parmi les principaux enjeux de cette transformation. Au-delà de la reconstruction matérielle, le défi consiste à convertir les ressources disponibles en investissements durables et en nouvelles capacités de production. Cette trajectoire permet d’examiner les dynamiques économiques de reconstruction et de modernisation des territoires, ainsi que les conditions nécessaires pour renforcer l’investissement, l’attractivité et le développement économique de la Libye.

Tripoli — Libye

Réformes économiques

Transformation des règles et du fonctionnement de l'économie

 

​Les mutations des cadres économiques résultent de transformations qui touchent la fiscalité, la réglementation, les institutions, les finances publiques, les marchés et l’environnement entrepreneurial. CEO Afrique étudie les mesures adoptées par les pouvoirs publics pour moderniser les structures productives, améliorer la compétitivité, faciliter l’investissement, renforcer la productivité et soutenir l’emploi. Cette rubrique explore les réformes économiques en Afrique, leurs orientations et leurs effets sur les entreprises, les investisseurs, les marchés, les territoires et les trajectoires de croissance..

Namibie : entre stabilité financière, réformes structurelles et défis de diversification économique

La Namibie confirme progressivement sa solidité financière tout en accélérant la transformation de son modèle de développement. Le pays cherche à renforcer la diversification de ses activités, à stimuler l’innovation et à améliorer son attractivité auprès des investisseurs. Les réformes structurelles, la gestion des finances publiques, le développement des secteurs stratégiques, les infrastructures, l’énergie, les ressources naturelles et le soutien au secteur privé constituent plusieurs leviers de cette évolution. Cette transformation ouvre également de nouvelles perspectives pour les entreprises à la recherche de relais de croissance et de possibilités d’implantation en Afrique australe. Une trajectoire qui permet d’examiner les perspectives de diversification économique et d’investissement, ainsi que les facteurs susceptibles de renforcer durablement la compétitivité et l’attractivité du pays.

Nigeria : les réformes de Bola Tinubu sont-elles en train de restaurer la puissance économique du géant africain

Le Nigeria cherche à consolider son redressement économique après une série de réformes engagées sous la présidence de Bola Tinubu. La suppression des subventions aux carburants, la réforme du marché des changes et la refonte du système fiscal ont profondément modifié le cadre macroéconomique du pays. Certains indicateurs montrent des signes d’amélioration, notamment du côté des réserves de change, des recettes publiques et de la stabilisation de l’activité. Toutefois, les effets de ces mesures restent contrastés, avec une forte pression sur le pouvoir d’achat, une pauvreté persistante et d’importants besoins en infrastructures. Le principal enjeu consiste désormais à transformer la stabilisation financière en croissance durable, en renforçant l’investissement, la productivité et les capacités de production. Une trajectoire qui permet d’examiner les réformes et les perspectives de transformation des grands marchés régionaux africains, ainsi que leurs effets sur les entreprises, les ménages et les investisseurs.

Lagos
Ghana : après la crise, le difficile retour de la crédibilité économique

Après une période marquée par une profonde crise de la dette, le Ghana amorce une phase de stabilisation de son cadre macroéconomique. Le recul de l’inflation, le raffermissement du cedi, la reconstitution des réserves de change et le maintien d’une croissance soutenue accompagnent les mesures engagées par les autorités. Réformes budgétaires, ajustements fiscaux et monétaires, restructuration de la dette, transformation des entreprises publiques et nouvelle stratégie autour de l’or constituent plusieurs leviers du redressement. L’enjeu consiste désormais à convertir ces progrès en amélioration durable de la compétitivité, en renforçant la confiance des investisseurs, les capacités productives et les conditions de développement des entreprises. Cette trajectoire permet d’examiner les leviers de redressement économique et les perspectives de croissance des marchés régionaux, ainsi que les conditions nécessaires à l’émergence d’un cycle de développement plus résilient et inclusif.

Accra - Ghana
Éthiopie : le grand virage économique d’Abiy Ahmed

L’Éthiopie engage une transformation profonde de son modèle économique afin de réduire progressivement le poids des mécanismes administrés et de renforcer le rôle du secteur privé. Libéralisation du marché des changes, évolution de la politique monétaire, ouverture du secteur bancaire aux capitaux étrangers, développement des marchés financiers, réforme des entreprises publiques, restructuration de la dette et modernisation de la fiscalité constituent plusieurs volets de ce vaste chantier. Addis-Abeba cherche ainsi à améliorer l’allocation des ressources, attirer davantage d’investissements et créer un environnement plus favorable aux entreprises. Le développement du financement privé, l’amélioration de la productivité, la création d’emplois et le renforcement des capacités productives figurent également parmi les principaux enjeux. Cette trajectoire permet d’examiner les transformations structurelles et nouveaux leviers de développement économique des marchés régionaux, ainsi que les conditions nécessaires à l’émergence d’un modèle davantage tourné vers l’investissement, l’innovation et la compétitivité.

Éthiopie : le grand virage économique d’Abiy Ahmed
Harare

Après plusieurs années marquées par l’instabilité monétaire, les tensions inflationnistes et une forte défiance des acteurs économiques, le Zimbabwe cherche à consolider un nouvel équilibre financier. La réforme du ZiG, la libéralisation du marché des changes, la maîtrise des dépenses publiques, les efforts de désendettement et la simplification du cadre réglementaire constituent plusieurs axes de transformation. L’amélioration de l’environnement entrepreneurial vise également à faciliter l’investissement, soutenir les entreprises et renforcer l’attractivité du territoire. L’enjeu dépasse toutefois la seule stabilisation monétaire : il s’agit de créer les conditions d’une transformation structurelle capable d’améliorer durablement la productivité, la confiance et les capacités d’investissement. Cette trajectoire permet d’examiner les dynamiques de stabilisation économique et de réforme des marchés d’Afrique australe, ainsi que leurs implications pour les entreprises, les investisseurs et les perspectives de développement du Zimbabwe.

Harare
Dar es Salaam

La Tanzanie entre dans une nouvelle étape de son développement, portée par une croissance soutenue et une stabilité macroéconomique progressivement renforcée. Les autorités cherchent désormais à accélérer les réformes destinées à libérer le potentiel du secteur privé et à améliorer les conditions d’investissement. Fiscalité, simplification réglementaire, accès au financement, développement énergétique, infrastructures, capital humain et digitalisation constituent plusieurs chantiers prioritaires. L’objectif est de renforcer la productivité des entreprises, stimuler l’investissement, améliorer la compétitivité et favoriser la création d’emplois, tout en faisant évoluer durablement les moteurs de la croissance. Cette trajectoire permet d’examiner les leviers de productivité et de développement du secteur privé sur les marchés régionaux, ainsi que les transformations susceptibles de renforcer les capacités productives et l’attractivité des territoires.

Dar es Salaam

Face au déclin progressif de sa production pétrolière, l’Angola cherche à accélérer la transformation de son modèle de développement afin de réduire sa dépendance aux hydrocarbures. Réformes budgétaires et fiscales, réduction des subventions aux carburants, privatisations, restructuration des entreprises publiques, développement du marché des capitaux et soutien à l’investissement privé constituent plusieurs axes de cette stratégie. En parallèle, les autorités souhaitent renforcer des secteurs tels que l’agriculture, l’industrie et les activités minières afin d’élargir la base productive et de créer davantage d’emplois. L’enjeu consiste à construire une économie plus diversifiée et résiliente, capable de mieux absorber les fluctuations des revenus pétroliers tout en améliorant la compétitivité des entreprises. Cette trajectoire permet d’examiner les stratégies de diversification et de développement des capacités productives régionales africaines, ainsi que les leviers susceptibles de favoriser l’investissement et la création de valeur sur le long terme.

Angola : les réformes peuvent-elles enfin libérer l’économie de sa dépendance au pétrole ?
Angola : les réformes peuvent-elles enfin libérer l’économie de sa dépendance au pétrole ?

Après plusieurs années marquées par des tensions budgétaires, monétaires et financières, la Sierra Leone cherche à consolider un nouvel équilibre macroéconomique et à créer les conditions d’une croissance plus durable. La consolidation des finances publiques, la réforme fiscale, la maîtrise de la dette, la transformation du secteur énergétique et l’amélioration du cadre entrepreneurial constituent plusieurs axes de cette stratégie. Freetown entend également renforcer le secteur privé afin de stimuler l’investissement, développer les capacités productives et favoriser la création d’emplois. L’enjeu consiste désormais à transformer les progrès réalisés sur le plan financier en gains durables de productivité et en nouvelles opportunités pour les entreprises. Cette trajectoire permet d’examiner les leviers de transformation productive et les perspectives d’investissement dans les marchés régionaux, ainsi que les conditions nécessaires à une croissance plus résiliente et créatrice d’emplois.

Freetown
Freetown

Après l’allègement de sa dette, la Somalie ouvre une nouvelle étape de sa transformation économique, avec l’objectif de renforcer progressivement les bases d’une économie plus autonome. Mogadiscio cherche notamment à accroître les recettes intérieures, moderniser le système fiscal, améliorer la gestion des finances publiques et réduire sa dépendance à l’aide internationale. Le développement du secteur privé, l’accès au financement, les infrastructures, la transition énergétique, la digitalisation et l’intégration régionale constituent également des leviers essentiels pour soutenir l’investissement et élargir les capacités productives. L’enjeu consiste désormais à convertir les progrès réalisés dans la reconstruction institutionnelle en croissance durable, en emplois et en nouvelles opportunités pour les entreprises. Cette trajectoire permet d’examiner les enjeux de reconstruction économique et d’autonomisation des marchés régionaux, ainsi que les conditions nécessaires au développement d’un tissu productif plus solide et résilient.

Mogadiscio — Somalie.png
Mogadiscio — Somalie.png

Conjoncture économique

Évolution et situation de l'économie

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La conjoncture économique se mesure à travers l’évolution de nombreux indicateurs : PIB, croissance, inflation, dette publique et extérieure, taux d’intérêt, finances publiques, investissement, consommation, emploi, production et échanges commerciaux. CEO Afrique analyse ces données afin de comprendre les tendances de l’activité, les facteurs qui influencent les marchés et les perspectives à court et moyen terme. Cette rubrique explore la conjoncture économique en Afrique, les trajectoires nationales et régionales, ainsi que les principaux risques, opportunités et facteurs susceptibles d’influencer les décisions des entreprises et des investisseurs..

Guerre en Iran et crise énergétique : quelles conséquences économiques pour l’Afrique ?

La hausse des prix du pétrole et du gaz liée aux tensions au Moyen-Orient accentue les pressions énergétiques auxquelles sont confrontés de nombreux marchés. L’augmentation du coût des importations d’hydrocarbures peut alimenter l’inflation, peser sur les finances publiques et renchérir les charges supportées par les entreprises et les ménages. Les effets peuvent également se transmettre à l’investissement, à la compétitivité et au rythme de l’activité, avec des conséquences variables selon la dépendance énergétique et la structure des économies africaines concernées. Dans ce contexte, les gouvernements doivent composer avec un équilibre délicat entre maîtrise des prix, soutien au pouvoir d’achat, préservation des équilibres budgétaires et maintien de l’investissement. Cette situation permet d’examiner les répercussions des chocs énergétiques sur les marchés et les trajectoires de croissance, ainsi que les stratégies susceptibles de renforcer la résilience face aux fluctuations des cours internationaux.

République Démocratique du Congo : le réveil d’un géant économique

La République démocratique du Congo dispose d’atouts considérables pour accélérer son développement : une population nombreuse, d’importantes ressources minières, un potentiel énergétique majeur et des besoins significatifs en infrastructures. Les investissements directs étrangers, les projets structurants et le développement du secteur privé jouent un rôle central dans cette transformation. Ce guide analyse les principaux secteurs porteurs, les opportunités d’investissement, les contraintes structurelles et les leviers susceptibles de renforcer les capacités productives du pays. Il examine également les enjeux liés à la valorisation des ressources naturelles, à l’amélioration des infrastructures, à l’accès à l’énergie et au développement des chaînes de valeur locales. Une analyse qui permet de mieux comprendre les dynamiques d’investissement et de transformation productive en Afrique centrale, ainsi que les perspectives de développement et d’attractivité de la RDC.

Kinshasa
Croissance, dette, population : les défis qui attendent l’Afrique en 2026

En 2026, les trajectoires de croissance, l’évolution de la dette publique, la dynamique démographique et les transformations du marché du travail figurent parmi les principaux enjeux du développement du continent. Ce dossier analyse les mutations économiques, sociales et institutionnelles qui influencent les choix stratégiques des États, les politiques publiques et les conditions d’attractivité des territoires. Financement du développement, création d’emplois, productivité, croissance inclusive, urbanisation et évolution démographique constituent autant de facteurs susceptibles de modifier les perspectives à moyen et long terme. L’analyse s’intéresse également aux capacités des États à mobiliser les investissements, accompagner les entreprises et répondre aux besoins d’une population en forte évolution. Une approche qui permet d’examiner les grandes dynamiques de développement économique et les perspectives des marchés du continent africain, ainsi que les transformations structurelles susceptibles de redessiner les trajectoires économiques à l’horizon 2026.

Croissance, dette, population - les défis qui attendent l’Afrique en 2026
Libreville

Au Gabon, l’activité économique fait preuve de résistance malgré un environnement moins favorable et des perspectives de croissance qui se modèrent. Derrière cette évolution du PIB, les finances publiques font toutefois face à plusieurs tensions : déficit budgétaire, progression des dépenses, niveau d’endettement et coût du financement réduisent progressivement les marges de manœuvre des autorités. La diversification des activités apparaît ainsi comme un enjeu majeur pour limiter la dépendance aux revenus des hydrocarbures et renforcer la résilience du modèle de développement. Dans le même temps, la consolidation budgétaire doit permettre de préserver les équilibres financiers sans freiner l’investissement ni la transformation productive. Cette trajectoire permet d’examiner les enjeux budgétaires et stratégies de diversification des marchés dépendants des ressources, ainsi que les arbitrages entre stabilité financière, investissement et développement à long terme.

Libreville
Guinée équatoriale

En Guinée équatoriale, le déclin structurel du secteur pétrolier exerce une pression croissante sur les principaux équilibres économiques du pays. Après une contraction du PIB en 2025, le recul de la production d’hydrocarbures continue de peser sur les recettes publiques, les comptes extérieurs, les réserves en devises et les perspectives de croissance. Face à l’essoufflement progressif de la rente, les autorités doivent désormais accélérer la diversification du tissu productif, renforcer la mobilisation des recettes intérieures et préserver la soutenabilité des finances publiques. Le développement de nouvelles activités économiques, l’amélioration de l’environnement entrepreneurial et la capacité à attirer des investissements dans des secteurs non pétroliers deviennent ainsi des enjeux majeurs. Cette transition soulève une question centrale : comment préparer durablement l’après-pétrole tout en maintenant la stabilité financière et en créant de nouvelles sources de valeur ? Une trajectoire qui permet d’examiner les enjeux de transition post-pétrolière et de diversification des marchés régionaux, ainsi que les transformations nécessaires pour construire un modèle de croissance moins dépendant des hydrocarbures.

Guinée équatoriale

Commerce et échanges

Circulation des biens, des services et des capitaux entre les marchés africains et le reste du monde

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L’intégration des marchés repose notamment sur la fluidité des échanges, le développement des infrastructures et la mise en place de cadres commerciaux favorisant la circulation des biens et des services. CEO Afrique analyse les flux d’importation et d’exportation, les échanges intra-africains, les accords commerciaux, les politiques douanières et les grands corridors logistiques. Cette rubrique décrypte les échanges commerciaux en Afrique, leur évolution, les transformations des chaînes de valeur et les facteurs susceptibles de renforcer l’intégration des marchés régionaux et les relations avec les partenaires internationaux..

De la SADC à la ZLECAf : comment l’Afrique du Sud tisse son réseau commercial à travers le continent

Premier acteur du commerce intra-africain, l’Afrique du Sud cherche à convertir son poids économique et commercial en un rôle moteur dans l’intégration des marchés du continent. La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) constitue à cet égard un levier important pour élargir les débouchés des entreprises, fluidifier les échanges et renforcer les connexions entre les économies régionales. L’intégration commerciale, le développement des infrastructures, les investissements et la consolidation des chaînes de valeur figurent parmi les principaux facteurs susceptibles d’accompagner cette transformation. Pour les entreprises, l’ouverture progressive des marchés peut également créer de nouvelles opportunités d’implantation, de partenariats et d’expansion. Cette dynamique permet d’examiner les enjeux de l’intégration commerciale africaine et des nouveaux débouchés régionaux, ainsi que les transformations que la ZLECAf pourrait favoriser dans les échanges, l’investissement et le développement des entreprises.​

Au carrefour des principales routes commerciales reliant l’Europe, l’Asie et les marchés du continent, l’Égypte cherche à renforcer sa position dans les échanges internationaux en s’appuyant sur le canal de Suez, ses infrastructures portuaires et le développement de ses capacités industrielles. Les investissements dans la logistique, les zones économiques, les infrastructures de transport et les chaînes d’approvisionnement constituent des leviers essentiels de cette stratégie. Le pays cherche également à attirer davantage de capitaux étrangers, à développer ses activités manufacturières et à accroître la valeur ajoutée générée par son positionnement géographique. Cette ambition soulève plusieurs enjeux liés à la compétitivité, à la fluidité des échanges, à l’attractivité des investissements et à la capacité des entreprises à s’intégrer aux chaînes de valeur internationales. Une trajectoire qui permet d’examiner les dynamiques commerciales des grands marchés régionaux africains, ainsi que les transformations susceptibles de renforcer leur rôle dans les échanges mondiaux.

Maroc : les ressorts d’une puissance commerciale en pleine transformation

Le Maroc s’appuie sur sa position géographique, ses infrastructures portuaires, ses capacités industrielles et son réseau d’accords commerciaux pour consolider son rôle de plateforme d’exportation entre l’Europe, les marchés du continent et les échanges internationaux. Les filières automobile, aéronautique, agro-industrielle et logistique occupent une place importante dans cette stratégie, tandis que les investissements étrangers contribuent au développement des capacités de production et à l’intégration des entreprises dans les chaînes de valeur mondiales. Le renforcement des infrastructures, la montée en gamme industrielle et la diversification des débouchés constituent également des leviers de compétitivité. Cette trajectoire permet d’examiner les dynamiques d’exportation et d’intégration aux chaînes de valeur internationales, ainsi que les enjeux liés à l’attractivité des capitaux, au développement industriel et à la consolidation des échanges commerciaux du Royaume.

Tanger

Prix, inflation et pouvoir d'achat

Évolution du coût de la vie et conséquences économiques sur les consommateurs et les ménages

 

Les prix, l’inflation et le pouvoir d’achat permettent de mesurer une partie des transformations qui affectent les ménages et les marchés. CEO Afrique étudie les indices des prix à la consommation, les variations du coût de la vie, les revenus réels, les dépenses, la consommation et l’épargne. Cette rubrique explore les facteurs à l’origine des tensions inflationnistes, leurs effets sur les ménages et les entreprises, ainsi que les réponses des autorités monétaires et budgétaires. Elle apporte un éclairage sur l’évolution des prix en Afrique et les trajectoires observées sur les différents marchés.

Zambie : la stabilisation macroéconomique améliore-t-elle vraiment le pouvoir d’achat des ménages ?

La Zambie connaît une phase de désinflation progressive, accompagnée d’un redressement de l’activité économique, mais la baisse du rythme de progression des prix ne se traduit pas nécessairement par une amélioration immédiate du niveau de vie des ménages. Le coût de certains biens et services reste élevé, tandis que les revenus, la consommation et la confiance des acteurs économiques demeurent au cœur des enjeux de la reprise. L’évolution de l’inflation constitue ainsi un indicateur essentiel pour apprécier les conditions économiques du pays et les marges de manœuvre des ménages comme des entreprises. Cette trajectoire permet d’examiner les évolutions du pouvoir d’achat et des équilibres de consommation sur les marchés régionaux, ainsi que les conditions nécessaires à une reprise plus durable et à une amélioration progressive des conditions de vie.

Nigeria : pourquoi la désinflation ne suffit pas à soulager les ménages

Au Nigeria, le ralentissement de l’inflation ne suffit pas à effacer les tensions qui pèsent sur le pouvoir d’achat des ménages. Le coût de l’alimentation, des carburants, du crédit et des dépenses courantes continue de limiter les capacités de consommation, tandis que l’évolution des revenus reste déterminante pour les conditions de vie. Cette situation montre que la désinflation doit être appréciée au-delà du seul rythme de progression des prix : son impact dépend également du niveau des revenus, de l’évolution des dépenses contraintes et de la capacité des ménages à préserver leur consommation. Les entreprises sont elles aussi concernées par ces changements, à travers la demande intérieure, les coûts de financement et les comportements d’achat. Une trajectoire qui permet d’examiner les dynamiques de consommation et de pouvoir d’achat des grands marchés régionaux, ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer la reprise de la demande intérieure.

Lagos — Nigeria

Au Kenya, la progression de l’activité et le ralentissement de l’inflation s’accompagnent d’un autre enjeu pour les ménages : l’évolution de la pression fiscale. Les réformes budgétaires, les changements de prélèvements et les mesures destinées à renforcer les recettes publiques peuvent modifier le revenu disponible, les capacités de consommation et le niveau des dépenses des ménages. Dans ce contexte, l’amélioration de certains indicateurs macroéconomiques ne se traduit pas nécessairement par une progression équivalente du pouvoir d’achat. L’évolution des prix, des revenus, de la fiscalité et de la demande intérieure permet ainsi d’apprécier plus finement les effets de la trajectoire budgétaire sur les conditions de vie et sur l’activité des entreprises. Une situation qui permet d’examiner les interactions entre fiscalité, revenus et demande intérieure sur les marchés régionaux, ainsi que les facteurs susceptibles d’influencer la consommation et les perspectives de croissance du pays.

Nairobi
Kenya : entre inflation et pression fiscale, les ménages pris en étau

Emploi et transformations sociales 

Évolution du marché du travail, des revenus et de la protection sociale

 

Les transformations du marché du travail influencent les revenus, la consommation, la productivité et les conditions de vie des populations. CEO Afrique analyse l’emploi formel et informel, le chômage, les salaires, les compétences, la formation professionnelle, les conditions de travail et les évolutions démographiques. Cette rubrique explore également les retraites, la protection sociale, les relations professionnelles, les syndicats et les mouvements sociaux. Elle met en perspective les principales évolutions de l’emploi et du marché du travail en Afrique et leurs implications pour les entreprises, les travailleurs et les pouvoirs publics.

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Île Maurice : 5,7 % de chômage, mais une nouvelle bataille pour les compétences

Maurice affiche un taux de chômage relativement faible, mais les difficultés de recrutement et le manque de compétences adaptées aux besoins des entreprises constituent désormais un enjeu important pour la dynamique du marché du travail. Les besoins en main-d’œuvre qualifiée concernent notamment les secteurs à forte valeur ajoutée, tandis que le vieillissement démographique et l’évolution de la population active renforcent les tensions sur les ressources humaines. Formation professionnelle, développement des compétences, salaires, productivité et insertion des jeunes figurent ainsi parmi les principaux leviers permettant d’accompagner les entreprises dans leur développement. L’enjeu consiste également à rapprocher les qualifications disponibles des besoins futurs du marché et à favoriser une meilleure adéquation entre formation et emploi. Une trajectoire qui permet d’examiner les enjeux de productivité des marchés du travail régionaux africains, ainsi que les transformations nécessaires pour soutenir l’emploi, la compétitivité et l’attractivité de l’île Maurice.

Seychelles : quand le plein-emploi devient un défi économique

Avec un taux de chômage de 2,6 %, les Seychelles se trouvent dans une situation proche du plein-emploi, mais les entreprises restent confrontées à des difficultés persistantes pour recruter certains profils. La pénurie de main-d’œuvre qualifiée accentue les besoins en compétences et peut limiter les capacités d’expansion des activités économiques, notamment lorsque les entreprises peinent à trouver les qualifications correspondant à leurs besoins. Les salaires, la productivité, la formation professionnelle, la mobilité des travailleurs et l’attractivité des métiers deviennent ainsi des sujets centraux pour l’évolution du marché du travail. Dans ce contexte, l’enjeu consiste à mieux rapprocher l’offre de compétences de la demande des entreprises tout en renforçant les capacités de formation et d’adaptation de la population active. Une situation qui permet d’examiner les tensions sur les ressources humaines et les besoins en compétences des marchés régionaux, ainsi que leurs implications pour la productivité, l’emploi et le développement des entreprises.

Victoria — Seychelles

Au Cap-Vert, le recul du chômage à 6,2 % ne suffit pas à effacer les fragilités qui persistent sur le marché du travail. L’informalité, le chômage des jeunes et les fortes disparités entre les différentes îles continuent de peser sur l’accès à l’emploi et sur les perspectives professionnelles. Les revenus, les compétences disponibles, la qualité des emplois et la précarité constituent ainsi des enjeux majeurs pour accompagner le développement économique de l’archipel. L’évolution du marché du travail dépend également de la capacité des entreprises à recruter, à développer les compétences et à créer des emplois plus durables. Cette situation permet d’examiner les transformations de l’emploi et les disparités du marché du travail régional, ainsi que les défis liés aux revenus, aux compétences et à l’insertion professionnelle au Cap-Vert.

Praia — Cabo Verde
Cap-Vert : le chômage recule, mais la bataille pour les emplois de qualité continue
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